S’offrir de expériences

Dernièrement, j’ai eu la chance d’assister à une conférence de Béa Johnson, la reine du zéro déchet. Lors des rencontres internationales du zéro déchet à Miramas. J’avais déjà lu son livre, sa conférence était donc comme une piqûre de rappel.  Noël approchant , j’avais envie de vous partager un des points qu’elle a abordé et qui m’a plu. S’il on ne veut pas créer de déchets, que ce soit chez soi, mais aussi chez les autres, s’offrir des cadeaux est un sujet délicat.

Qui dit cadeaux, dit parfois objets dont on n’a pas besoin, cosmétiques aux multiples emballages avec des produits cracras, encombrement de l’espace, etc. A t on vraiment besoin de s’offrir des cadeaux pour se dire que l’on s’aime ? Cette surconsommation des fêtes, en devient écœurante.  Personnellement j’adore faire des cadeaux, presque plus qu’en recevoir. Si l’on veut faire plaisir, en réduisant son impact écologique, la première solution pourrait être de faire soi même. Par exemple ma nièce l’année dernière avait offert à toutes les femmes de la famille , un coffret de produits de beauté qu’elle avait fabriqué elle même ! Pour ma part, j’essaye de coudre des choses, ou d’offrir des confitures, mendiants au chocolat fait maison…. Ce ne sont pas les idées qui manquent, même si vous pensez ne pas être manuel.le.s. Internet regorgent d’idées simples et sympathiques à réaliser. Ou alors un abonnement à un magazine par exemple (mais ce n’est pas hyper écolo).

L’image contient peut-être : bougies

La deuxième solution est d’offrir des cadeaux immatériels, ce que Béa Johnson appelle « offrir des expériences ». J’aime offrir des massages ou des soins par exemple. Mais l’expérience, c’est aussi proposer de vivre un moment ensemble, un restaurant, un concert, ne serait ce que d’aller marcher ensemble, aller tester un nouveau salon de thé etc.  Une personne du public, lui a demandé comment  vivaient ce mode de fonctionnement ses enfants,  les amis de ses enfants et son entourage  . Elle a répondu, qu’une fois, pour l’anniversaire d’un ami de son fils, elle avait offert un moment entre enfants, unique et porteur. Elle avait donné de l’argent à son fils et son ami pour qu’ils puissent, pour la première fois de leur vie, aller boire un chocolat chaud dans un salon de thé, tout seul comme des grands. En gardant un oeil sur eux -bien sûr- de loin. Un moment rien que pour eux, gravé dans leurs mémoires, qui en plus leur a appris l’autonomie et l’indépendance. Il paraît que dès ce moment là, en voyant comment cela s’était passé, en voyant le sourire de sa progéniture. La maman du copain de son garçon n’a plus offert que ce type de présent, autour d’elle.  Béa parlait aussi d’un abonnement chez le glacier ! enfin plusieurs glaces payées d’avance au glacier du coin, et ses garçons pouvaient s’y rendre quand ils le voulaient pour se faire plaisir. Une bonne idée pour les gourmands 🙂

Alors prêt.e.s pour tenter l’aventure ? Un petit bon, et c’est parti ! A vous de les créer selon vos envies et vos idées ! Je sais ce que je pourrais demander comme bons, une heure de yoga, un bon restaurant, une place de théâtre etc mais j’espère aussi être surprise par les cadeaux immatériels de Noël qui se présente.

Les bons à offrir sont presque une petite passion. J’aime l’idée de me dire que j’ai une roue de secours originale si j’oublie un cadeau – j’écris sur le bon...

image:blog une vie de miette

bon-pour

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C’est un fameux trois mats

Le weekend dernier, j’ai eu la grande chance d’être invitée à la présentation de la boutique éphémère de la savonnerie Marseillaise La Corvette. C’est la première fois, que cela m’arrive et j’en suis très flattée. J’ai accepté car cette marque est en lien avec mes valeurs. Venez découvrir les lieux avec  moi !

Cette boutique qui sera ouverte jusqu’en février 2018, se situe dans les voûtes de la Major, à Marseille donc. Juste sous l’esplanade de la belle cathédrale en tricot rayé , Sainte Marie la Majeure. Que tout le monde appelle La Major. Un choix symbolique, un lieu juste en face de la méditerranée , Lire la suite

Le plein de vitamine C !

Changement de saison oblige, surtout quand cela concerne l’automne et l’hiver , il est tant de faire une cure pour être en pleine forme ! J’ai découvert grâce au magasin Couleurs paysannes, l’argousier….qu’est-ce donc que cela !?

 

Hippophae rhamnoides 'Solo' - Vente Argousier autofertile

source photo :mesarbustes.fr

Un fruit aux couleurs de la saison automnale rempli de bienfaits, anti fatigue, anti grippe, contre le manque d’appétit, les maladies cardio-vasculaires….Certains s’amusent même à l’appeler le goji des Alpes, baies extrêmement à la mode actuellement à laquelle on prête plusieurs vertus, mais qui vient de loin. Alors que l’argousier est local !

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L’effet bocal

Voila une belle histoire, encore grâce à ce blog. J’avais découvert Mathilde grâce  à son blog  « Une graine dans mon chapeau », où elle montrait ses créations de couture. Entre graines on s’entend bien. Puis tout en continuant de créer et de donner des cours de couture. Elle s’est lancée dans un projet que je ne pouvais que soutenir ! Une épicerie de vrac à Poitiers,avec sa comparse Maryse. Une belle histoire aussi que leur rencontre, leur engagement et leurs espoirs communs. Elles avaient envie de faire leur part de colibris, d’aller plus loin que leurs « petits » gestes verts dans la vie quotidienne. Elles ont donc décider de monter l’Effet bocal !

Pendant des mois, elles ont partagé avec nous leur parcours du combattant , ainsi que les belles rencontres avec des producteurs locaux. Elles ont mis en place un financement participatif, des ateliers pour mieux se faire connaître. Cette aventure a été passionnante à suivre, mais quel travail !! De vraies wonderwomen du vrac ! Et le 20 mai, c’était le jour qu’elles attendaient tant, tout en le redoutant un peu…l’ouverture ! Il fallait que j’aille voir ça de plus près, je leur ai donc fait la surprise de venir à cette occasion. 🙂

Dès 9h30, la boutique n’a pas désempli. Des curieux passant par là, des petites mamies du quartier, comme des clients fans du vrac et attendant cette épicerie avec impatience, certains venant de loin. Tout le monde a joué le jeu, arrivant avec leurs sachets, leurs boîtes en tous genres. Ravis du principe.

La boutique n’est pas dans le centre ville de Poitiers, mais dans le quartier de Montmidi. Elle est très facile d’accès, j’y suis montée à pieds depuis l’auberge de jeunesse, il y a un arrêt de bus juste devant la place centrale , et de quoi se garer ou mettre votre vélo…aucune excuse pour ne pas y aller.

Que trouve t on dans cette épicerie ? …beaucoup de choses. La majorité des produits sont locaux, et bio c’est toujours précisé sur l’étiquette. Il y a plein de sortes de pâtes, des bonbons, des gâteaux ( même sans gluten, que j’ai pu gouter ! délicieux) , des farines, des produits laitiers, oh la belle motte de beurre ! De l’huile, des vinaigres, du vin, des fruits et légumes, du café à moudre sur place. Certains aliments ne sont pas en vrac, mais sont contenus dans du verre. Des jus , des soupes, des terrines, le paradis des gourmands.

Ce que j’ai adoré à l’Effet bocal, et que j’ai rarement vu dans d’autres épicerie du genre. C’est le vinaigre blanc, le bicarbonate et autres éléments nécessaire pour créer ses produits ménagers écolo, en vrac. C’est vrai que le vinaigre blanc, on en utilise beaucoup, donc si on peut éviter les bouteilles en plastique à racheter chaque mois. Ainsi que de la lessive et autre produits vaisselles pour remplir vos anciens bidons.

Et pour que tout soit complet, vous trouverez des pains de savons, shampoings solides, dentifrices faits dans la région. Des brosses à dent en bois, des gourdes et des pailles en métal , des sacs pour le vrac, de quoi remplacer l’essuie tout…pour aller au bout de la démarche zéro déchet, et des livres pour s’informer !Et même quelques objets de créateurs locaux.

En plus de cette caverne d’Ali Baba, des ateliers seront proposés pour apprendre à faire sa propre lessive par exemple; et d’autres astuces pour réduire son impact écologique. Maryse et Mathilde ont tout pensé, jusqu’à la belle déco qui fait de ce lieu , un endroit atypique et agréable.

Bravo encore à elles ! Je leur souhaite toute la réussite qu’elles méritent.

Photo souvenir avec les wonderwomen du vrac

 

L’effet bocal 5 rue Léopold Sédar Senghor Poitiers

 

Se soigner au naturel

Il était temps que je vous fasse découvrir ce livre que j’ai reçu à noël ! C’est le printemps, et c’est maintenant qu’il faut profiter des fleurs et feuilles pleines d’énergie pour se faire des remèdes maison.

Remèdes à faire soi même de Claudine Luu

J’avoue que sur ce coup, je me suis laissée influencer par les avis d’autres blogueuses. A force de voir ce livre, il m’a donné envie, d’autant qu’il vient d’une maison d’édition dont j’apprécie souvent les ouvrages. Et j’ai bien fait de le mettre sur ma liste d’envies. Car il est parfait.

Le maître mot de ce livre est pour moi : la simplicité. Simplicité des plantes utilisées, car ce ne sont que des plantes faciles à trouver dans la nature autour de la maison. Simplicité des techniques, ainsi que des ingrédients à ajouter (ou non)  aux plantes. Tout y est très bien expliqué. En premier lieu vous y trouverez les bases à suivre :comment reconnaître une plante, la récolte, le séchage etc. Puis vous pourrez chercher par ordre alphabétique le végétal que vous comptez transformer.

250 remèdes naturels de Claudine Luu

Il y a toujours, une photo en pleine page, qui permet de bien identifier la fleur, l’arbuste ou l’aromate. En face, dans un petit cercle sont résumés les bienfaits. En quelques lignes, nous pouvons apprendre où cela pousse et à quelle saison, ainsi que les parties utilisées. Un peu de botanique et d’histoire , puis c’est parti pour les différentes manières d’utiliser la plante : tisanes, huiles solarisées , teintures mères, baumes et autres merveilles.

Pour ma part, j’ai la chance de pouvoir profiter du potager de mon père, mais aussi de la belle campagne provençale environnante qui foisonne de romarin , de thym (en fleur en ce moment) par exemple.

J’ai pour projet de réaliser donc des remèdes à base de mélisse (le vin digestif, et l’huile solarisée antidouleur) de thym (la crème hydratante) et de souci (la teinture mère cicatrisante) pour commencer. Qui me paraissent facile à fabriquer.  Mais j’ai bien sûr envie de tout tester !

 

Alors, tentés ? Avez vous déjà fait vos propres remèdes naturels ? Racontez moi , ça !

Brunch & Troc

L’univers du prêt à porter peut représenter pour certain.e.s une tentation constante. De la mode pas chère, qui renouvelle sans cesse ses stocks pour donner toujours envie. On nous affole avec des soldes, des promos, des offres exceptionnelles,  créant le besoin. Mais derrière cela une face obscure se tapit ( je vous en vais parlé ici avec de magnifiques photos..hum). Pour contrer cette surconsommation, il existe bien des alternatives.

Récemment ma copine et blogueuse Marion à proposé d’organiser chez elle un brunch particulier. Un moment convivial entre copines ,et copines de copine, et ainsi de suite. Autour de bonnes choses à déguster, et surtout de quoi troquer. Le principe est simple vous apportez de quoi grignoter et aussi ce dont vous ne voulez plus, vêtements, bijoux, cosmétiques ou objets.

C’est à ce moment là qu’on comprend à quel point nous accumulons, gardons pour on ne sait quelle raison. Il existe maintenant plusieurs méthodes pour faire du tri chez vous, selon Marie Kondo , Béa Jonhson ou d’autres encore. Nous entendons parler de plus en plus de minimalisme, de garde robe capsule. Tout cela vise le même objectif. Réduire notre consommation et surtout comprendre que nous n’avons pas besoin de beaucoup pour être heureux. Et dans le cas des vêtements nous n’avons pas besoin de beaucoup de pièces, tout est une question d’associations multiples avec quelques éléments basiques. En achetant moins, nous pouvons donc nous permettre de nous offrir des vêtements de petits créateurs, de meilleure qualité, et/ou fait en France dans des matières respectueuses de l’environnement, des employés et de nous même par la même occasion.

 

La question de base est « Ai-je vraiment besoin de ça ? Qu’est ce que cela m’apporte de le posséder/ de l’acheter ? » . Le but n’est pas d’être dans une frustration, mais de comprendre que le plaisir que nous apporte le fait d’acheter un objet est éphémère. Et que nous pouvons trouver ce bien être ailleurs. Face à sa penderie, son placard , il est temps de s’interroger  » Depuis quand n’ai je pas porter ce vêtement ? Ou utiliser cet ustensile ?  » Pour un objet, si nous l’avons en double ou en triple, le tri est facile à faire. Nous pouvons aussi prêter, nos dvd, livres, ou notre machine à raclette dont on ne se sert jamais ou 1 fois l’an. C’est une manière de faire vivre ce que nous possédons, si nous ne sommes pas prêts à nous en séparer. Chaque objet a une histoire, il existe des liens sentimentaux ,c’est donc compliqué de s’en défaire parfois. Le tout est de le faire pas à pas. mais après…quel sentiment de légèreté !

 

Après plusieurs essayages, des rires, de bonnes discussions. Nous sommes reparties chacune avec de nouveaux éléments , nous délestant d’autres. Mais nous avons décidé, que ceux qui n’avait pas trouvé une nouvelle maison. Seraient donné à La fibre solidaire, un association sur le Pays d’Aix  récupérant de « vieux » vêtements qui finissent soit en boutique , soit dans un atelier de couture, le tout permettant la réinsertion et l’apprentissage. Une autre économie peut exister, c’est à nous de la créer !

Alors ? Prêt.e.s à faire le tri et troquer ? Prêt.e.s à organiser cela chez vous, au travail, ou dans votre village ou votre cours d’immeuble ?

 

A vos économes !

Dans une démarche anti gaspillage, j’essaye depuis quelques temps de récupérer feuilles, peaux etc de mes fruits et légumes (je vous en avais touché deux mots ici et ici ). Ainsi par exemple avec les peaux des citrons que je bois le matin, je faisais un nettoyant en les laissant macérer dans un mélange d’eau et de vinaigre. Mais j’avais envie d’en savoir plus, connaître plus d’astuce, pour réduire encore mes déchets verts. J’ai donc demandé à Noël le livre Les épluchures de Marie Cochard. (merci Tonton)

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Que trouve t on dans ce livre sympathique ?

Des recettes évidemment ! L’auteure nous partage des recettes qu’elle a pu tester, ou que lui ont partagé des personnes adeptes du recyclage d’épluchures .Les aliments sont classés par ordre alphabétique. Et il y a toujours des sous catégories, visuellement faciles à retrouver avec des petites icônes :  cuisine, jardin , beauté et soins.

On y apprend par exemple que les pelures de pommes de terre atténuent les poches et les cernes sous les yeux.Qu’on peut faire de la peinture végétale à partir de queue de fraise et de craie. Ou que les peaux de bananes peuvent se transformer en muffins ! miam . Je n’ai pas encore testé cette recette, mais j’en ai très envie ! Bien sûr, il ne faut utiliser que des fruits et légumes BIO, cela va de soit.

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En plus de ces astuces incroyables, nous trouvons des témoignages d’acteurs du zéro déchet, mettant en place des initiatives autour des « épluchures ». Et à la fin du bouquin, il y a même un petit annuaire anti-gaspi en France et ailleurs, avec par exemple les célèbres disco soupes ou autres mouvements, associations engagés. Nous y apprenons d’ailleurs qu’il y a une journée internationale contre le gaspillage alimentaire le 16 octobre de chaque année.

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C’est écologique, économique et gourmand ! Un livre à feuilleter, lire et relire, à éplucher pour se nourrir de chaque détails et bonnes idées.

Voici par exemple une belle idée bientôt  mise en place sur Aix en Provence :Les soupes locales

 

Alors tentés ?