Poitiers polychrome

Comme vous avez pu le lire précédemment, je me suis rendue à Poitiers pour l’inauguration de l’effet bocal. Je souhaitais partager avec vous ces deux jours passés dans cette jolie ville.

Je suis arrivée sous la pluie battante accompagnée de grêle. Il m’en faut plus pour me décourager. Protégée de mon élégant poncho de pluie… je suis partie à l’assaut de la ville. J’avais bien sûr ,comme à mon habitude, des adresses en poches à tester, et des lieux à visiter. Mais parfois il faut être souple et s’adapter à ce qui se présente à nous. Ce déluge à bien sûr raccourci mes premières heures de visite dans la ville, j’ai souhaité me réfugier au plus vite. Le salon de thé que j’avais noté sur ma liste étant finalement fermé, j’ai découvert tout près un super lieu ! Je n’ai pas perdu au change.

La fée d’ébène (rue carnot) est un salon de thé bio, magasin de créateurs locaux et du Burkina Faso, où l’on peut également trouver des friandises du coin. Donc tout ce que j’aime ! J’y ai dégusté des biscuits sans gluten locaux, avec une tisane…de légumes ! oui vous avez bien lu, cela m’a intrigué, je voulais donc tester. Un gout nouveau, atypique, mais très agréable. Et pour ma plus grande chance, ce jour là, il y avait une formule proposée : massage + thé. Ayant du temps avant de me rendre sur mon lieu d’hébergement, j’en ai profité pour me faire chouchouter.

 

Après ce doux moment, il était temps de prendre le bus pour me rendre à l’Auberge de Jeunesse. Un bail que je n’avais pas dormi en auberge, mais j’avais vu qu’elle se trouvait dans la nature, et avait un beau parc, ce qui m’a donné envie. Et cela m’a permis de refaire ma carte d’adhésion, pour mes futurs voyages. Comme souvent elle se situe à l’extérieur du centre ville, un arrêt de bus vous dépose à deux pas. Pour ma part, j’ai eu la flemme de retourner en ville pour la soirée. J’ai profité du calme du beau parc, à bouquiner et papoter avec la personne qui partageait ma chambrée.

 

Le lendemain matin direction la boutique de vrac des copines, pour leur faire la surprise. Les bus étant moins nombreux les weekends, au lieu d’attendre j’ai décidé de commencer à avancer et j’ai trouvé un chemin de traverse sous les arbres menant vers le centre ville. Un régale de commencer la journée en marchant comme cela.

sur le chemin vers Poitiers centre

Après avoir passé quelques heures à l’épicerie pour l’inauguration, j’ai laissé mon sac à dos sur place et j’ai pu prendre le temps de visiter. Entre deux averses ( ce qui rend mes photos assez sombres, j’en suis désolée). Ce que j’ai adoré à Poitiers, ce sont les parcs, toute cette verdure et l’eau qui traverse la ville. Une vraie respiration. En me dirigeant vers le restaurant pour mon repas de midi, j’ai traversé le parc de Blossac. Un lieu crée au 18ème siècle, avec quelques animaux , une roseraie, un théâtre de verdure. Un de mes coups de coeur.

 

Puis je me suis rendue en longeant la rivière vers la longue longue rue Faubourg du pont neuf, pour me rendre dans un restaurant végétalien et sans gluten. Heureusement, qu’il y avait de belles surprises le temps de la marche, cette rue est sans fin…

 

Mon espace végé se mérite 🙂 Une très bonne adresse, où le seul reproche qu’on puisse faire et qu’on repart avec l’odeur de cuisine. Tout donne envie, moi je me suis délectée d’un hamburger végé sans gluten ! Tout y est bien pensé et engagé, jusqu’au tri.

 

Pour digérer ce bon repas, j’ai repris ma marche vers le point de vue de Notre dame des Dunes. Au détour d’une rue je suis tombée sur un vestige mégalithique. Il est dit comme une plaisanterie, que « Pantagruel vint à Poitiers pour étudier,et un jour pris une grosse roche et la mit sur quatre piliers au milieu d’un champ, afin que les écoliers passent leur temps à monter sur la pierre et là à banqueter à force flacon, jambon, et pâtés. »

Arrivée au panorama des dunes, malgré ce temps capricieux j’ai pu profiter de quelques rayons de soleil pour apprécier la vue sur Poitiers.

 

Je me suis rendue ensuite au moulin de Chasseigne, puis au très beau  jardin des plantes.

 

 

J’ai continué ma visite par la fameuse Eglise notre Dame la Grande, à l’intérieur polychrome conservé. Mes photos étant trop floues, je ne pourrais vous montrer ce que donnent tous ces murs gothiques colorés. Mais croyez moi : C’est magnifique !

 

Mes pas m’ont ensuite conduit vers la médiathèque, car je sais que c’est le genre d’endroit où il y a toujours au moins une exposition, et/ou des ateliers à faire. Et je n’ai pas été déçue dans la très grande médiathèque poitevine, qui a également en son sein une artothèque.  Des démonstrations de jeux vidéos crées par des élèves en art numérique,  un jeu de l’oie géant, et les tableaux de l’artothèque mis en avant comme une exposition.

Avant de retourner auprès de mes copines de l’effet bocal, je me suis offert une infusion à L’envers du bocal , rue de la Regratterie. Un lieu multi-facettes qui propose des boissons, de quoi se restaurer (dans des bocaux), un coin épicerie locale et des événements culturelles.

J’ai terminé mon séjour en beauté dans un air bnb idyllique que je vous conseille, chez Maryse et Pascal à Montamisé, à mimi chemin entre Poitiers et le futuroscope. Au calme, réveil avec le chant des oiseaux. Vous pourrez y câliner un petit âne, une biquette et un cochon.

Air bnb chez Maryse et Pascal

J’ai pris beaucoup de plaisir à me perdre dans les rues de cette ville chargée d’histoire. Où chaque époque a laissé sa trace. Des façades à colombages comme les habitations exprimant un passé prospère. Je suis désolée de ne pouvoir plus vous montrer ces beaux bâtiments, mais vous l’avez vu mes photos n’ont pas une belle qualité. La météo n’aidant pas. J’espère tout de même vous avoir donné envie de découvrir ce bout de France aux 100 clochers.

 

 

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L’effet bocal

Voila une belle histoire, encore grâce à ce blog. J’avais découvert Mathilde grâce  à son blog  « Une graine dans mon chapeau », où elle montrait ses créations de couture. Entre graines on s’entend bien. Puis tout en continuant de créer et de donner des cours de couture. Elle s’est lancée dans un projet que je ne pouvais que soutenir ! Une épicerie de vrac à Poitiers,avec sa comparse Maryse. Une belle histoire aussi que leur rencontre, leur engagement et leurs espoirs communs. Elles avaient envie de faire leur part de colibris, d’aller plus loin que leurs « petits » gestes verts dans la vie quotidienne. Elles ont donc décider de monter l’Effet bocal !

Pendant des mois, elles ont partagé avec nous leur parcours du combattant , ainsi que les belles rencontres avec des producteurs locaux. Elles ont mis en place un financement participatif, des ateliers pour mieux se faire connaître. Cette aventure a été passionnante à suivre, mais quel travail !! De vraies wonderwomen du vrac ! Et le 20 mai, c’était le jour qu’elles attendaient tant, tout en le redoutant un peu…l’ouverture ! Il fallait que j’aille voir ça de plus près, je leur ai donc fait la surprise de venir à cette occasion. 🙂

Dès 9h30, la boutique n’a pas désempli. Des curieux passant par là, des petites mamies du quartier, comme des clients fans du vrac et attendant cette épicerie avec impatience, certains venant de loin. Tout le monde a joué le jeu, arrivant avec leurs sachets, leurs boîtes en tous genres. Ravis du principe.

La boutique n’est pas dans le centre ville de Poitiers, mais dans le quartier de Montmidi. Elle est très facile d’accès, j’y suis montée à pieds depuis l’auberge de jeunesse, il y a un arrêt de bus juste devant la place centrale , et de quoi se garer ou mettre votre vélo…aucune excuse pour ne pas y aller.

Que trouve t on dans cette épicerie ? …beaucoup de choses. La majorité des produits sont locaux, et bio c’est toujours précisé sur l’étiquette. Il y a plein de sortes de pâtes, des bonbons, des gâteaux ( même sans gluten, que j’ai pu gouter ! délicieux) , des farines, des produits laitiers, oh la belle motte de beurre ! De l’huile, des vinaigres, du vin, des fruits et légumes, du café à moudre sur place. Certains aliments ne sont pas en vrac, mais sont contenus dans du verre. Des jus , des soupes, des terrines, le paradis des gourmands.

Ce que j’ai adoré à l’Effet bocal, et que j’ai rarement vu dans d’autres épicerie du genre. C’est le vinaigre blanc, le bicarbonate et autres éléments nécessaire pour créer ses produits ménagers écolo, en vrac. C’est vrai que le vinaigre blanc, on en utilise beaucoup, donc si on peut éviter les bouteilles en plastique à racheter chaque mois. Ainsi que de la lessive et autre produits vaisselles pour remplir vos anciens bidons.

Et pour que tout soit complet, vous trouverez des pains de savons, shampoings solides, dentifrices faits dans la région. Des brosses à dent en bois, des gourdes et des pailles en métal , des sacs pour le vrac, de quoi remplacer l’essuie tout…pour aller au bout de la démarche zéro déchet, et des livres pour s’informer !Et même quelques objets de créateurs locaux.

En plus de cette caverne d’Ali Baba, des ateliers seront proposés pour apprendre à faire sa propre lessive par exemple; et d’autres astuces pour réduire son impact écologique. Maryse et Mathilde ont tout pensé, jusqu’à la belle déco qui fait de ce lieu , un endroit atypique et agréable.

Bravo encore à elles ! Je leur souhaite toute la réussite qu’elles méritent.

Photo souvenir avec les wonderwomen du vrac

 

L’effet bocal 5 rue Léopold Sédar Senghor Poitiers

 

Veggie Town

S’il n’y a pas eu d’articles la semaine dernière c’est que je suis partie en vadrouille pendant 6 jours (Paris, Poitiers , Moulins ) . J’ai découvert et vécu plein de belles choses, que je vais maintenant vous partager. En premier lieu, je vais vous partager ce que j’ai pu tester à Paris 🙂

Il y avait Chinatown, et maintenant il y a Veggie town ! à Paris entre le 9ème et 10ème arrondissement, bien curieuse de déguster de nouvelles saveurs, je suis allée trainer mes savates , mon gros sac sur le dos du côté de ce nouveau quartier. Entre la rue Paradis , la rue Faubourg Poissonnière et le boulevard Bonne Nouvelle, vous allez pouvoir trouver de quoi vous mettre  sous la dent, sucré salé, vegan, végétalien, végé-friendly (comprenez que le restaurant/snack n’est pas 100% végéta*ien mais propose des plats qui peuvent leur convenir), ou faire vos courses bio, végétariennes, j’y ai même vu un magasin ne vendant que du sans gluten ! Bref, il y a de quoi faire.

Mais pourquoi de plus en plus de personnes deviennent végétaliennes,vegans, fléxitariens (végétarien à la maison et omnivore quand on est invité) ? Où en tout cas, font attention à leur alimentation et réduisent leur consommation de viande et de poisson. Je vous ai expliqué mon parcours longuement ici et . Voila ce qu’en dit l’Association  Végétarienne de France :

– « Être végétarien est le meilleur moyen pour combattre la souffrance des animaux d’élevage, et permet à chacun de sauver jusqu’à 100 vies par an (par rapport à la consommation moyenne d’un Français) ! » Plus d’1,1 milliard d’animaux abattus par an en France.

-« L’impact écologique de l’alimentation est important. Manger des aliments locaux, non transformés et biologiques, permet de réduire cet impact. Cependant, l’un des choix les plus efficaces est de manger végétarien : dans certains cas, il permet de diviser par 2 « l’empreinte écologique » alimentaire . » L’élevage contribue en partie à l’effet de serre, la déforestation et est gourmand en eau.

-« La recherche a montré que les végétariens sont moins susceptibles de souffrir d’obésité, de maladies cardio-vasculaires, d’hypertension artérielle, de diabète (type 2), d’hypercholestérolémie, de certains cancers (côlon, prostate), de maladies du côlon (diverticulites), de polyarthrite rhumatoïde, d’ostéoporose, de constipation et de calculs biliaires. À quoi l’on peut ajouter une présomption d’effet bénéfique pour le cancer du sein, la fibromyalgie et la dermatite atopique. » Bref c’est bon pour la santé et c’est bon pour le moral, bon bon !

-« Le modèle alimentaire occidental épuise les ressources planétaires au détriment des pays du Sud. Les choix que nous faisons ici restreignent drastiquement ceux des habitants de l’autre hémisphère. Manger végétarien est aussi un acte de solidarité. »

Et la viande étant un aliment chère, cela permet de faire des économies. Sauf si vous vous nourrissez de noix de cajou pour la remplacer 🙂 Revenons en  aux adresses que j’ai essayé.

Laélo rue du Faubourg Poissonnière :

Il faisait chaud,(encore plus dans le restaurant) j’avais beaucoup marché, mais j’ai mangé…chaud. Allez comprendre. J’ai pris un rouleau de printemps aux champignons shitaké (ça c’était froid). Une blanquette de tofu aux morilles, accompagnée de riz à la pistache. Et un veganlatte d’or au curcuma (depuis le temps que j’entends parler de cette boisson). Cela a du me coûter dans les 20 euros. Il y a énormément de choix,des bo bun; des grandes salades, des tartines originales,  leurs pâtisseries ont l’air plus bonnes les unes que les autres beaucoup sans sans gluten, on y trouve aussi de la glace. L’espace pour manger sur place est réduit, donc arrivez tôt. Un quart d’heure après mon arrivée c’était plein de monde, beaucoup prenait à emporter. Je me suis régalé, et j’ai surtout aimé le lait d’or au curcuma. C’est plus une boisson réconfortante d’hiver, mais c’est ultra bon.

 

J’ai pris mon dessert chez Le Tricycle rue du Paradis:

le Tricycle restaurant vegan

J’avais pris une photo de mon dessert mais je l’ai effacé (bravo !) Mais voici ce que donne la déco de la salle à l’étage, c’est lumineux avec deux grandes tables communes  et 3 petites tables plus intimistes. Avec une expo aux murs qui changent régulièrement. Vous pouvez également prendre à emporter. Vous y trouverez, des jus frais, des hot dog végétaliens, et pleins d’autres bonnes choses. Pour ma part j’ai voulu tester la crème d’avocat au chocolat (l’avocat ne se sent pas du tout). C’était surprenant et très bon.

En bref, de bonnes adresses que je vous recommande. J’aimerais bien retourner dans ce quartier pour découvrir d’autres nouveaux mets. Même si le végétarisme peut passer pour un effet de mode pour certains, c’est une mode à laquelle on ne peut rien reprocher à mes yeux. Les dérivés viendraient plutôt du côté mercantile de la force.  Ceux qui profitent de la vague pour vendre tout et n’importe quoi estampillé soi disant bio, vegan etc, à nous d’être vigilants.

Paris se végétalise et cela fait bien plaisir. Pour ma part, j’ai du mal avec les grandes villes. Mais j’ai été ravie de voir les différentes initiatives mises en place, tout en me baladant dans les rues.

 

Pour terminer, je souhaite vous glisser une adresse que j’ai adoré. Qui n’est pas dans la veggie town, mais quartier des Batignoles. Un lieu qui mêle snack et épicerie , le tout : produit localement ! Souvent bio, et ce qu’on peut y manger y est majoritairement végétarien, et même sans gluten. Je suis fan du principe évidement, j’avais envie de tout gouter. Pour les parisiens qui pensaient qu’il serait difficile d’être locavore, rendez vous au Garde manger des Dames, rue des Dames :

 

 

Dansons en Avignon

Comme je le dis souvent, il n’y a pas besoin de partir bien loin pour se couper du quotidien, s’émerveiller devant de nouveaux paysages et façades. Avec mon acolyte Lady Stardust, nous avons décidé d’aller visiter Avignon et ses environs. L’une et l’autre avec des idées de lieux à visiter et de restaurants à tester. Et bien sûr, au gré de nos pas, notre programme s’est modifié. Avec joie, car c’était pour faire de belles découvertes. ( étant partie sans mon appareil photo, je ne me suis servie que de mon téléphone, certaines photos sont donc de moyennes qualités, j’en suis désolée)

Arrivée avant ma copine,une fois descendue du bus, je me suis dirigée vers l’office du Tourisme non loin de là. Il nous fallait bien un plein de la ville, pour jouer aux vraies touristes. Puis je me suis offert – à quelques mètres de là- un jus de fruits frais chez Töst, afin de me donner du peps pour la journée !

Office du Tourisme d'Avignon

Une fois rassemblées, nous voila parties direction  Villeneuve-lez-Avignon. En profitant pour  nous régaler des belles façades anciennes du centre ville. Nous perdant exprès dans les rues afin d’explorer et de nous repérer. C’est comme cela que Lady eut le nez fin, attirée par un petit panneau, nous somme tombées sur le tout petit restaurant-traiteur Subito rue Saint Etienne. Qui  à mon grand plaisir propose quelques plats sans gluten. Des plats inspirés de la cuisine italienne. Ni une , ni deux nous voila dégustant de délicieux petits gâteaux à la crème de marrons (sans gluten).

Le ventre plein et la mine joyeuse, il était temps de prendre le bus pour Villeneuve -lez-Avignon. Point important que nous avons appris ce jour. Même si seulement le Rhône la sépare d’Avignon, cette ville ne fait pas partie du même département, ni de la même académie. Donc sur les horaires de bus pour les périodes scolaires, faites attention, regarder bien si c’est un transport en commun du Gard ou du Vaucluse. Une fois sorties au niveau de la Tour Philippe Le bel, en longeant de belles bastides aux pierres apparentes et couvertes de glycines, il est facile de rejoindre le parc  de Mourges , qui doucement mais sûrement nous fait grimper sur la colline. En plus d’y avoir un belle vue, on y trouve, une chapelle, un théâtre de verdure et d’autres vestiges des temps passés.

 

Par la suite, nous nous sommes perdues encore dans les rues, en prenant plein les yeux à chaque coins et recoins. Pour ma part, j’ai eu un vrai coup de coeur pour Villeneuve. Pour les amoureux de vieilles pierres et d’histoire il y a de quoi faire ! Nous, nous voulions surtout voir l’abbaye et son jardin italien, perchés en haut de la colline faisant face au parc. Un lieu magnifique, d’autant plus en cette saison. Avec un panorama incroyable. J’ai été agréablement surprise concernant l’exposition photos (mais pas que) temporaire sur les écorces y prenant lieu. Je ne pensais pas que cela me plairait autant. Je vous recommande vivement ce lieu.

 

Sur le chemin en allant à l’abbaye, nous avions repéré le restaurant parfait  (enfin pour moi) vegan, bio, local, sans gluten et tout le toutim. Appelé Naturabsolu .Donc nous avons déjeuné là , et quel régal !!! Encore une belle adresse, découverte au hasard.

Il était temps de repartir vers Avignon pour voir bien sûr son fameux pont (qu’il vaut mieux voir d’en haut, plutôt que de payer pour danser dessus), et le Palais des Papes.

 

Et avant de partir, encore par une auguste fortune nous avons découvert la maison Jean Villar , fondateur du festival de théâtre d’Avignon . En tant qu’amatrice de théâtre et de costume j’étais ravie 🙂 Même si les costumes étaient placés en hauteur, et donc difficilement visibles.

 

Une journée bien remplie, retour par la belle Rue de teinturiers pour retrouver notre covoiturage. Je retournerai sûrement sur Avignon pour faire ce que je n’ai finalement pas visité cette fois là comme le musée Voulan. Retourner chez Naturabsolu, et tester d’autre lieux végétariens, ou déguster les célèbres freakshakes par exemple (des milkshakes géants et gourmands).

 

 

 

 

 

Fontaine de Vaucluse

Il existe des lieux qui très rapidement peuvent vous couper du quotidien. Où en quelques instants, vous oubliez votre matinée voire votre semaine de travail . Où l’on se sent en vacances même si ce n’est pas le cas, pour peu que le soleil soit au rendez vous. C’est ce que j’ai ressenti en visitant le village de Fontaine de Vaucluse.

Depuis le temps que je souhaitais visiter ce petit coin du Vaucluse, à quelques minutes  d’Avignon, me voilà comblée. C’est grâce à ma copine blogueuse et photographe Laura Sauvage, qui a grandit non loin de là, que j’ai pris le temps d’enfin me rendre dans ce joli village. Elle a voulu me faire découvrir ce lieu touristique fait de pierre et d’eau.

Bien sûr par son nom, on peut se douter que l’eau est omniprésente, à un point tel qu’un moulin hydraulique y a été construit. Un moulin pour fabriquer du papier !! Et c’est bien cela qui m’ a toujours donné envie d’y aller.

 

Nous avons eu la chance de pouvoir profiter de ce bel endroit, sans trop de touristes. Sinon c’est foule monstre. Les terrasses colorées et tentantes en bord de rivière encore fermées nous font de l’oeil, paisibles rêveries d’un vide serein. L’ italien, l’allemand, et les mots de Pétrarque le poète humaniste courent dans les rues et sur les murs. Tout se mélange sous le bruit de l’eau forte et fraîche des neiges fondues. Nos pas se dirigent premièrement vers le moulin de Vallis Clausa. Pour nous y rendre, une galerie abritant des artisans et des gourmandises un peu triste hors saison. Cette roue  tournant sans fin, au rythme des remous m’a fasciné. Toute l’intelligence et le savoir en cet objet ayant traversé les âges, on frôle l’infini et ça donne le tournis.

 

Puis nous voila face aux marteaux, aux bassins, aux grilles et tout cet univers suspendu dans le temps. Juste à observer, c’est déjà impressionnant. J’aurais aimé en savoir plus.

Le moulin mène au magasin, ou bien est ce l’inverse. La tentation est forte, les papiers se parent de fleurs, de feuilles en tous genres, de robes aux couleurs changeantes . Ils se changeront en cahier, en cartes postales, ou feuille libre comme l’air.

souvenir du moulin à papier

Puis il fallut prendre un peu de hauteur.  il était temps de découvrir LE Trou..  L’œil bleu où tout se passe, d’où tout vient. Qui a ses caprices, parfois vides, parfois plein. Nous avons été chanceuses. Il était repu de glacier . Mais par où passe le précieux liquide ? c’est là que réside le mystère. Il y a forcément un truc ! C’est la magie de la nature. A bien regarder, on peut observer des vestiges des passages d’autres rêveurs marcheurs comme nous.

 

La tête en prend plein les sens, pour qui aime randonner il y a des grottes à découvrir, un château perché, pour ceux aussi amateurs d’histoire peuvent se rendre au musée traitant de la deuxième guerre mondiale et faire un saut dans les époques en se rendant dans l’église médiévale de la ville et pour les amoureux des lettres vous pourrez vous réfugier au musée et à la librairie consacrés à Pétrarques. Puis finir en mangeant une glace artisanale à la figue et à la lavande.

 

Pour celles et ceux qui seraient tentés par la découverte de ce village provençal. Je ne peux que vous conseiller d’y aller en période creuse sous le soleil, pour profiter pleinement du lieu.

Récolte sauvage

Comme je vous en avais parlé dans ma liste des rêves à réaliser (Petits défis et grands rêves)  cela faisait longtemps que je voulais participer à un atelier pour apprendre à reconnaître les plantes sauvages comestibles. Dimanche dernier le soleil au rendez vous, nous sommes partis battre la campagne afin de ramasser de quoi se mettre sous la dent , accompagnés de deux supers profs 🙂

Départ pour  le village de Lauris dans le Vaucluse à une demi heure d’Aix en Provence. Nous arrivons dans la belle demeure d’Elisabeth qui est diététicienne  et naturopathe et qui propose en plus de ses consultations, des ateliers et fait gîte.

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Dormance Petit Chat Grain

Une fois entrés Lisette nous accueille chaleureusement , tellement passionnée elle part déjà dans quelques explications. Une salle nous attend avec des panneaux explicatifs et des assiettes contenants ce que nous allons ramasser dans quelques minutes. Et même des idées de recettes. On goute ,on touche, et on tente tant bien que mal  de mémoriser quelques noms et formes avant de nous rendre sur le terrain. Les termes latins côtoient le provençal, on se régale tout autant de l’apprentissage que des anecdotes de cette femme pleine d’énergie et de savoirs.

 

Et c’est parti, pour la cueillette. Lisette a repéré des champs où l’on pourra bien remplir nos paniers. Doucettes d’eau, et doucettes en tous genre d’ailleurs, dans notre région visiblement dès qu’une plante à un goût doux elle porte le nom de doucette. L’oeil s’habitue petit à petit à repérer ce que nous cherchons. Tous les sens sont en éveil, certaines plantes sont même passés doucement contre visage -astuce des anciens ! – « si ça ne passe là , ça ne passera pas la dedans ». Pourtant , il existe des exceptions, nous avons ramassé du chardon marie , gare à ses piques !  Son goût est frais et rappelle le concombre. Et l’ortie , bien connue , ne passerait pas trop le test du visage, elle est malgré tout très bonne que ce soit gustativement ou nutritivement. Le panier se rempli très vite, et nous sommes tous étonnés de découvrir tout ce que nous pouvons en fait manger à portée de main.

Nos papilles en plein champs passent de saveurs en textures…Mais maintenant il est temps d’apprendre à les cuisiner !

Lauris Dormance Petit Chat Grain

crédit photo: Dormance Petit Chat Grain

En salade, en soupe, dans des gressins , chacun met la main à la pâte. Un repas sain que nous offre la nature, et visiblement bon pour la santé.

Soupe de cressonnette, ou de feuilles de coquelicots et d’herbe Saint Joseph, beurre de cressonnette, gressins aux orties séchées, nombrils de vénus remplis de crème à la pimprenelle et salade fleurie.

 

Bref un dimanche après midi, comme je voudrais en vivre plus, convivial, instructif, à profiter du grand air et du soleil. 3h heures intensives !

Si cela vous tente, il y aura encore des ateliers en mars et avril. Bien sûr la cueillette varie selon les mois et les saisons. En avril l’atelier sera autour des fleurs comestibles par exemple. Maintenant que le savoir a été inculqué, il est plus aisé de chercher dans les livres. Je pense qu’il vaut mieux apprendre dans ce sens d’ailleurs, quelques cours puis s’aider d’un livre.  De mon côté, j’ai hâte de tester quelques recettes , comme la soupe de roquette.

 

Pour de plus amples informations c’est ici :

Le grand jardin

95 Avenue de la Gare
84360 Lauris

tél.: 06 51 15 94 12
09 50 23 17 09

contact@legrandjardin.org

 

Bar à vrac

Aujourd’hui je souhaite vous parler d’un lieu atypique sur Marseille. Après vous avoir fait connaître l’épicerie Autrement Vrac à Salon de Provence, je voulais mettre en lumière une autre belle initiative.

Le Bar à vrac est également une épicerie de produits en vrac principalement locaux parfois bio,avec à côté des fruits , des légumes , des fromages frais. Mais c’est aussi un lieu d’exposition, un salon de thé, un restaurant et bientôt des ateliers autour du zéro déchet et du faire soi même seront proposés.

Il faut ouvrir l’oeil pour repérer l’entrée de ce lieu unique. L’entrée en est discrète. Installé dans un vieil  immeuble haussmannien de la Canebière,même si vous y aller pour boire un verre .Je vous invite à entrer jusque dans la salle du vrac pour y observer son magnifique lustre et ses belles moulures qui valent le détour !

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Dormance Petit Chat Grain

Vous pouvez venir avec vos propres contenants . Ou vous pouvez utiliser ceux proposés par le Bar à vrac, sous forme de consigne. Vous pourrez ainsi repartir avec du vin, du sirop , et même du gel douche !

Au menu, vous trouverez toujours des plats végétariens et végétaliens, parfois sans gluten. Ainsi que des jus frais faits à l’extracteur. Que vous pourrez déguster en terrasse ou dans une salle cosy coupée du bruit de la rue . Une petite bulle dans la fureur Marseillaise.

Bar à vrac Marseille

Un endroit engagé et militant (tout en douceur)  à découvrir d’urgence ! 🙂

Bar à Vrac – 65 allée Léon Gambetta, 13001 Marseille Métro et Tram Réformés Canebière

Leur site : ici et leur blog pour suivre leur actualité : par là