En voiture Simone

Ces derniers temps, je suis en vadrouille. D’où mon silence prolongé ici. Je souhaitais vous partager une de mes expériences.

Je vous ai déjà expliqué que je n’étais pas fan de conduite automobile, à la fois car je trouve que cela peut être une source de stress,  la dépendance que créent les voitures me déplaît et surtout d’un point de vue écologique évidement. Je privilégie quand je le peux, la marche, et les transports en commun. Mais il faut avouer, que le train ne propose pas toujours de prix intéressants. D’autant plus quand on a un mode de voyage comme le mien…(c’est à dire à l’arrache)…on va dire à l’aventure. Il m’arrive donc de décider de partir presque du jour au lendemain, en écoutant mes envies. C’est pour cela, que malgré l’impact écologique que cela peut représenter, je me suis remise à faire du covoiturage.

Citroën 2cv 1954-1963

Comment cela fonctionne ?

On peut utiliser le covoiturage  pour faire des trajets réguliers, comme se rendre sur son lieu de travail. Les propositions peuvent se faire donc en interne, propulsées par le comité d’entreprise,une affichette déposé dans le foyer etc Pour ma part, c’est pour partir en voyage, J’utilise un site nommé blablacar (avec lequel vous pouvez même partir en dehors de la France), mais il n’est pas le seul dans le genre. Il arrive même que des personnes proposent ce genre de service sur des sites comme leboncoin.

Sur ce site, il vous faudra entrer quelques informations. Vous présenter en quelques mots, et mettre une photo. Ce n’est pas obligatoire, mais recommandé. A partir de là, c’est simple, il suffit d’entrer votre ville de départ, puis celle d’arrivée, et la date. De là tous les trajets se passant ce jour seront présentés, à vous de choisir l’horaire et le lieu de rendez vous qui vous convient. Les tarifs peuvent varier, un tarif de base est proposé par la site au conducteur, en fonction du prix de l’autoroute ,du carburant utilisé et de la longueur du voyage. En sachant que dans le prix affiché, la marge prise par le site est déjà inclue. A partir de cette base, les conducteurs peuvent définir le prix du trajet, c’est pour cela que vous verrez parfois des variations de quelques euros pour le même parcours. Pour les femmes seules, pour vous rassurer vous pouvez choisir de voyager avec une femme au volant. Vous pouvez également avoir accès aux commentaires laissés par les précédents passagers, pour vous faire une idée. Comme il n’est pas possible d’effacer ces derniers, vous verrez forcement s’il y a des avis négatifs.

Une fois que vous avez trouvé le covoiturage qui vous va le mieux, il suffit de le réserver. Vous verrez affiché le nombre de place disponible, la taille de bagages acceptée, si le conducteur tolère les petits détours en dehors de son trajet initial, etc . Une fois votre réservation faite, il faut attendre la confirmation du chauffeur. La transaction financière se fait sous 48h, le temps de confirmer que le voyage a bien eu lieu. Il n’y a plus qu’ a se mettre d’accord sur le lieu de rdv et c’est parti pour l’aventure !

photo noir et blanc : Robert DOISNEAU. départ de vacances en voiture. nationale 7, transports

Quels avantages ?

Économique: Que ce soit pour le ou la propriétaire du véhicule comme pour le passager. Le budget est divisé par au moins deux.

Écologique : A quatre voire cinq, au lieu d’un par voiture, ça fait moins de voiture. Donc moins de pollution,moins d’émission de gaz à effet de serre, un trafic routier plus fluide (et plus de place de parking 😉 )

Relationnel : Même si vous êtes timide, il est indéniable que cela crée du lien. Et que, même si l’entreprise qui a mis en place ce site est sûrement richissime, ce type de déplacement s’inscrit dans une sorte d’économie solidaire.

Géographique : Je veux dire par là, que cela permet parfois de rejoindre des endroits reculés, ou qui sont mal -voire pas du tout- desservis par les transports en commun. Cela, représente parfois également, un gain de temps, quand on sait que pour atteindre certains coin de France, il faut obligatoirement repasser par Paris en train. Même si j’adore le train… faire un trajet en 5h au lieu de 8, cela peut être appréciable.

Atelier Robert Doisneau | Galeries virtuelles des photographies de Doisneau - Vacances

Jusqu’à maintenant mes expériences ont toujours été enrichissantes. Des discussions sympathiques, sur tout et n’importe quoi. De belles rencontres intéressantes qui m’ont nourri intellectuellement et humainement Cela peut être même porteur professionnellement, à force de palabres, cela peut ouvrir des portes, créer des partenariats etc. Bien sûr comme partout , il y a des idiots, des personnes qui roulent mal ou vite (mais c’est souvent signifié dans les commentaires), mais je vous recommande vivement ce mode de transport. Qui fabrique des ponts entre les individus, encore plus qu’entre les villes.

 

Alors tentés ? Avez vous déjà utilisé un tel mode de transport ? Qu’en pensez vous ?

 

 

Le temps des cerises

Nous rentrons dans une super période concernant…les fruits 🙂 oui c’est la gourmandise qui parle. J’ai la chance d’avoir des amis qui possèdent des cerisiers, profitant d’un séjour à la campagne dans la maison parentale, nous nous sommes donc lancés dans un « après midi cerises ».

Comme ce sont des cerises non traitées, j’ai décidé de tout garder. Et tenter pour la première fois, une approche zéro gaspillage.

Avec la chaire des cerises, nous avons fait de la confiture et un crumble.

 

J’ai fait  sécher les queues. Pour pouvoir en mettre dans les tisanes. Elles sont réputés pour être drainantes et diurétiques.

Et j’ai nettoyé, puis fait sécher les noyaux . Dans le but d’en faire soit un tour de cou relaxant, soit une bouillotte. Un projet couture, facile à réaliser.

Et voilà ! La cerises est utilisé de A à Z, à part pour les feuilles. Comme il n’y en avait que très peu, je n’en ai rien fait.

Avez vous d’autres astuces à me conseiller ? Faites vous de même avec vos fruits ?

Libres livres

J’ai découvert les livres voyageurs il y a presque 10 ans. Je m’en souviens bien, il y avait un salon de thé que j’aimais bien, rue d’Italie à Aix en Provence (qui a fermé depuis) , qui proposait sur une de ses tables tout un tas de livres avec des codes inscrits à l’intérieur…bizarre autant qu’étrange. C’était l’arrivée des book crossing venus des Etats Unis, pour que les livres ne restent pas à prendre la poussière sur les étagères et découvrent le monde autant que nous. Il suffisait de prendre un de ses livres, noter sur le site de référence que nous l’avions et où nous le poserons après lecture.Comme cela on pouvait suivre sa progression, et aussi découvrir de nouveaux lieux qui accueillaient des livres voyageurs. Depuis l’idée a fait des émules, avec un fonctionnement beaucoup plus simple.

https://i2.wp.com/france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/sites/regions_france3/files/assets/images/2015/06/12/livre_voyageur_2.jpg

Il y a la version basique je dirais, mise en place à titre individuel. Je vous en avais parlé il y a quelque temps (ici), car c’est un moyen que j’ai utilisé pour faire du tri dans ma bibliothèque. Vous avez fini un roman, vous ne souhaitez pas le garder. Il suffit de le laisser sur un lieu de passage, dans le métro, un arrêt de bus, etc. avec un petit mot explicatif. Et le livre trouvera un acquéreur curieux.

De plus en plus , des villes ou des associations intègrent dans les paysages urbains des cabanes ou endroits insolites où l’on peut à sa guise, donner ou prendre des ouvrages de passage. Les valeurs transmises par ce seul acte, sont  assez fortes. C’est montrer que lire est à la portée de tous, pour ceux qui croiraient que les bibliothèques ou les libraires ne seraient que pour une élite. Le sortir de son contexte habituel. Par exemple à Marseille ou d’autres plages du Sud de la France. Nous pouvons découvrir chaque été de grands rayonnages, ou des cabines pleins de quoi se cultiver en prenant le soleil. C’est mettre en avant le partage, la gratuité, et expliquer ainsi qu’un autre mode de vie est possible. Cela peut représenter aussi un point de rencontre, de discussions, dans des quartiers peut être un peu tristounets. Créer du lien.

Durant mes différentes escapades je m’amuse à dénicher ces bouquins en partage. J’ai pu ainsi découvrir, que plusieurs bibliothèques proposaient des coins « dons » pour sauver certains de leurs anciens petits protégés du pilon. J’ai pu voir des livres voyageurs en bord de plage normande, d’autres dans un foyer du troisième âge, d’autres encore dans le ventre d’une girafe… Et encore, je n’ai pas tout pris en photo !

 

Comme vous pouvez le voir, le principe est assez simple. Le principal étant de protéger les livres de dégâts éventuels liés aux intempéries ou à des personnes non respectueuses. Ensuite on peut trouver toutes les formes du nichoir au tube géant. Voire même d’anciennes cabines téléphoniques métamorphosées en bibliothèque libre de rue. Vous pouvez vous même être à l’initiative de cela. Bien sûr quand on est raisonnable, le mieux est de demander l’accord à la mairie, étant donné que c’est sur la voie public…Mais bon, qui pourrait être contre une telle proposition 😉 Et puis, il y a un moment où être raisonnable a ses limites 🙂 Surtout quand c’est pour un acte citoyen basé sur la confiance , le don et l’échange.

Seriez vous prêt.e.s à tenter l’expérience ?

 

2 bougies

Au début du mois mon blog a fêté ses 2 ans !  🙂

Youpi !

crédit photo :Laura Sauvage

Deux années remplies en émotions en tous genres personnellement, professionnellement, et le blog a suivi ces fluctuations…

Dormance…mais pourquoi Dormance ? C’est vrai je crois que je ne vous ai jamais expliqué pourquoi mon blog avait ce nom. Tout à commencé par une émission sur la nature sur France inter. J’ai entendu ce terme botanique de dormance. Il qualifie la capacité qu’ont certaines graines en terre à conserver toutes leurs forces, toute leur énergie pendant un temps indéterminé pour germer et s’épanouir quand le moment est le plus propice. J’ai trouvé cette image très belle, nous sommes tous des graines en dormance..attendant le meilleur moment pour nous épanouir et laisser exploser le plus beau de nous même ! Ce mot s’est calé dans un endroit de ma tête. Puis quand je suis partie voyager seule pour la première fois (en Angleterre). Ce titre se répétait dans mon crâne sans cesse « Dormance Petit Chat Grain », pour me débarrasser de cette ritournelle entêtante, je l’ai écrite sur un coin de mon carnet de voyage . Me disant que je verrai bien ce que j’en ferai… Quelque temps après me décidant de me lancer dans la blogosphère , il me paru évident que le nom de mon site serait ce pseudonyme sorti de nulle part .

Même si à la base , je comptais l’intituler « de l’ombre à la lumière » car je comptais y mettre ce qui me permet et m’a permis d’être mieux dans mes baskets au fil des années. Et parce que je me répète souvent que de l’ombre nait la lumière, ou qu’après l’ombre vient toujours la lumière..Mais quand j’ai vu que la majorité des associations de dépressifs de France avaient choisies ses termes, je suis passé à autre chose 🙂 La partie ombre transparait avec le jeu de mot « petit chagrin », mais se réjouit de la vie tel un chat épicurien avec un grain de folie. Et mon blog a pour principal but de planter des graines dans l’esprit de chacun. D’ailleurs pour le lancement de celui ci , j’avais planté 2 romarins pour compenser la pollution générée  ,souvenez vous.

Un des romarins , 2 ans après

Je suis actuellement (encore) en phase de transition dans ma vie, mon inspiration en pâtit, évidement . J’ai commencé ce blog, pour trois raisons : stimuler ma créativité, tenter de faire réfléchir les autres et ainsi porter ma pierre à l’édifice , et surtout m’occuper pour ne plus m’ennuyer dans mon travail. Car à l’époque j’étais standardiste dans un théâtre, cela peut paraître sympathique, mais cet emploi ne m’épanouissait pas du tout. Les spectacles, voir les artistes et surtout l’équipe m’ont permis de tenir 3 ans. Sinon c’était principalement de 9h à 19h plus des soirs et des weekends, de l’ennui ou des périodes de rush intenses, l’agressivité des gens au téléphone et la joie d’être en bas de l’échelle hiérarchique…pour résumer très grossièrement. Après deux craquages nerveux, j’ai décidé de partir. Et je n’ai eu d’autres possibilité que de démissionner en septembre dernier. Je n’avais plus envie d’avoir l’impression de passer à côté de ma vie, comme je me suis toujours fixé comme objectif de vieillir sans être dans les regrets. J’ai dû chercher au plus vite  un nouvel emploi, étant donné que je n’avais pas le droit à des allocations quelles qu’elles soient.  J’ai repris mon ancienne casquette d’animatrice culturelle avec crainte, mais plaisir au final. En enchainant tout ça, avec en plus apprendre un nouveau boulot, faire beaucoup de déplacements (me remettre à conduire…aïe) , et être dans une nouvelle énergie. Ma santé ne m’a pas trop aidé, mon corps était épuisé (et l’est encore un peu), j’ai affronté tout ça malgré tout. Mais ne pouvant prendre un deuxième travail pour avoir un salaire décent , étant trop fatiguée. Je comptais mettre en place une boutique en ligne en parallèle, de ce que je couds. Là encore, cela se fait doucement, je n’ai pas réussi à le faire pour l’instant (le doute n’aidant pas). Je suis de nouveau fâché avec ma machine à coudre, donc ça attendra. Peut être n’est ce pas là mon chemin ?

A côté de ça, je tente d’écrire régulièrement sur un blog collectif féminin nommé Bar Tendre. J’en parle peu, car je n’assume pas encore ce que j’y écrit, je tatonne et peine à trouver mon style. Car ce blog est plus un journal intime ouvert, ce qui n’est pas évident.J’ai repris le yoga. Je me suis engagée aussi dans la création d’un journal des bonnes nouvelles sur Aix en  Provence (actuellement en standby) et ces derniers jours j’apprends et j’aide à la mise en place d’un jardin partagé en permaculture. Je vous avouerais que je préfère marcher dans la nature et jardiner en ce moment plutôt que d’être sur l’ordinateur. Je prends le temps de me remettre à lire, et voir les copains-copines au maximum. Jusqu’à il y a peu, je faisais partie d’une troupe de théâtre. Mais ayant pour objectif de partir voyager, je ne me suis pas engagée sur la prochaine création…Je compte lâcher mon appart, trouver un nouveau lieu de vie, définir si je reste dans la même région etc. Et puis la vie, la vie et ses tristes nouvelles (surtout ces derniers temps), ses soucis et  ses épreuves… peut être rien de grave, la vie quoi , entant que petite hypersensible.

Bref tout ça pour vous expliquer et me justifier (bêtement ?) de mon irrégularité sur le blog, ainsi que de l’avenir incertain de celui ci. Je ne sais vraiment pas le visage qu’il aura dans les semaines à venir et/ou si celui là va perdurer. Car mine de rien tenir un blog prend énormément de temps. Entre avoir les idées, les rédiger (sur un vieil ordi qui rame argh !) les publier, s’occuper des réseaux sociaux, se rendre visible etc etc. Pour un retour parfois minimal. C’est parfois frustrant, voire décevant. Mais toujours autant porteur humainement. J’ai fait de très belles rencontres grâce à ce blog. Grâce ,par exemple, aux « apéro-blogs » (qui sont plutôt des goûters)  organisés dans ma ville, je me suis fait de vraies copines. J’ai parfois le plaisir de voir l’impact de ce que j’écris, comme quand des lectrices/blogueuses me disent qu’elles ont osé voyager seule suite à l’article que j’ai écrit à ce sujet…Cela me rend très heureuse. Je me fais un plaisir de suivre les copines blogueuses que j’affectionne, sans les connaître en chair et en os, mais avec qui j’ai un lien virtuel fort . Ravie de suivre par exemple ma chère Mathilde du blog couture : »Une graine dans mon chapeau » qui va ouvrir une épicerie de vrac avec une amie :l’effet bocal. Échanger des colis surprises avec certaines .Des courriels avec d’autres.

On verra bien ce que cela deviendra…affaire à suivre. Quand je relis ce que j’avais écris pour les 1 ans du blog. Je me rend compte que tout n’est qu’évolution constante (sans blague !? ) , mais que je n’ai pas encore atteint l’objectif de mettre plus de fantaisie et de folie dans ce blog… Peut être emmènerai-je dans mes pérégrinations de quoi vous faire découvrir ce que je vis, tout en restant dans ma thématique.

Tout ça pour vous dire merci cher.e.s lecteurs/lectrices, vous n’êtes pas nombreux , mais fidèles. Cela me touche ❤ Et aussi pour vous montrer ce que j’ai planté pour les 2 ans du blog ! Je voulais une plante mellifère, robuste et autonome..mais il n’y avait pas ce que j’avais en tête à la jardinerie. Et en voyant un bourdon sur cette belle bruyère, j’ai compris que c’est ce qu’il me fallait. Ce n’est pas un végétal du coin, je prends le risque. Je la trouve belle, et elle est symbolique pour moi. elle représente ces lieux chers à mon coeur, que je souhaite arpenter bientôt !

Merci d’être là chères extraordinaires graines en dormance !

Les heures lentes

C’est étrange cette difficulté que l’on peut avoir à se laisser aller vraiment, et surtout à ne rien faire du tout, sans culpabiliser, ça vous  le fait aussi ? Pourtant il est parfois nécessaire de ralentir le rythme…

respire

Dormance Petit Chat Grain

Je suis plutôt du genre à ne jamais savoir me poser réellement. Même quand je veux essayer de faire une micro sieste, mon esprit continue à cogiter. Je dirais presque encore plus dans ces moments là ! Normal, vu que c’est un moment de relâchement . Vous avez remarqué, c’est toujours lorsque l’on est sous la douche, en train de conduire, de faire une rando, ou de faire du yoga que les bonnes idées arrivent. Et il faudrait avoir sur le champs, un carnet en poche pour tout noter. Donc une seconde après m’être allongée, je me relève pour noter à quoi je viens de penser ou carrément  le faire . Et m’allonge de nouveau, et c’est un ballet incessant. Donc en général j’abandonne l’idée de faire une sieste très rapidement. Dès que je ne travaillais pas, je me sentais obligée de charger mes journées, j’essayais de voir des copines, de me faire des listes des choses à faire etc etc. Alors que tous les éléments dont je remplissais mes journées me plaisaient, je me sentais quand même stressée, fatiguée, voire submergée…

6.22.15. Ain't nothing better then taking off on a Monday, ain't nothing worse then being sick on that same Monday. ~yelena bryksenkova:

illustration Yelena Bryksenkova

Pour la majorité d’entre nous,  « malheureusement » nous attendons d’être malade pour vraiment ne plus rien faire. La fièvre ou les douleurs commandant notre quotidien. Et c’est bien dommage. Il semblerait que notre société voit d’un mauvais oeil le fait de paresser, de rêvasser, de prendre son temps. Ce qui fait que pour beaucoup d’entre nous il est difficile de le faire sans culpabiliser.Il faut être efficace, productif, actif ! Pourtant, lever le pied est si bénéfique, cela nous permet de nous recentrer, de nous retrouver, de reprendre des forces. Je ne dis pas de vivre toutes les semaines de sa vie tel un paresseux (l’animal), mais de s’octroyer régulièrement des pauses. Il est reconnu que ne rien faire quelques minutes, même pas méditer ou écouter de la musique, rien de rien , a un impact positif d’un point de vue cognitif. Cela permet entre guillemets de remettre les choses en place, de voir plus clair.

Rainy Day by Yelena Bryksenkova:

Illustration Yelena Bryksenkova

Au mois de janvier après plusieurs mois chargés, une démission d’un emploi qui m’épuisait, un enchainement direct avec un nouveau job à appréhender, les rdv pôles emploi, quelques petits soucis de santé. J’ai eu dix jours sans rien entre deux missions..comme à mon habitude, je me suis mise la pression en me disant « j’en profite pour voyager, ça me fera du bien, il faut que je parte,il faut que je fasse quelque chose,  il faut que je parte…oui mais où? » Il faut...Bref, je n’arrivais pas à fixer une destination, regarder les avions ou les trains me barbait..Il fallait que je suive ce premier instinct. Finalement le temps n’était pas au beau, et ma santé tirait encore la sonnette d’alarme. Et pour la première fois depuis longtemps, je me suis laissée ne rien faire. J’ai compris énormément de chose pendant ces quelques jours au ralenti. Bien sûr, je n’ai pas d’enfants à charge ou de compagnon avec qui devoir faire la discussion, c’est peut être plus facile. Mais je reste persuadée qu’il est possible de s’offrir une petite coupure quotidienne, ou au pire hebdomadaire même dans ces cas là. C’est même vital.

« Nous épouser la femme et acheter les livres avec lesquels nous voulons vivre » - andré maurois    impression NUMERIQUE (dune aquarelle et gouache:

Illustrations Yelena Bryksenkova

J’ai vécu pour la première fois au rythme de mes envies, sans culpabiliser. Sans imaginer un regard extérieur, jugeant, sans question de bien ou de mal. Juste en ayant conscience que ce que je faisais était bon pour moi. J’ai trainé en tenue décontractée (pour ne pas dire en pyjama) pendant des heures, me recouchant quand je m’en sentais le besoin à n’importe quelle heure, sans me dire que ça allait m’empêcher de dormir, sans même parfois sommeiller. Seulement profiter d’être sous la couette et d’écouter la vie dehors. Je n’ai fait aucune liste de choses à faire, à finir. Je ne suis pratiquement pas sortie de chez moi. Et finalement j’ai fait plus de choses que lorsque je me fait des to do list incroyablement longues. J’ai compris que c’était cela qui me bloquait, regarder mes tas de tissus qui attendent, mes vêtements posés sagement pour être raccommoder, la liste des films et des séries à voir, la pile de livre à lire ,plus le ménage, les courses, etc. et voir tout cela comme des urgences, des obligations. Cela me coupait la motivation avant même de m’y mettre, je ne savais pas par où commencer . C’était trop à gérer d’un coup . Ces listes mettent la pression, car si en plus on ne les a pas terminés on se sent mal, c’est écrit noir sur blanc là : tu n’as pas lavé les vitres, et tu n’es toujours pas passé chez l’horloger !Feignante ! Alors que , -durant cette parenthèse- quand je faisais les choses au moment où j’en avais vraiment envie, et que je me sentais dispo, je le faisais avec plaisir et efficacement. J’ai compris également, que je n’avais pas à partir , voyager, changer de cadre pour me ressourcer. Que je pouvais le faire chez moi, tout simplement en m’écoutant. Il fait beau mais je ne sors pas prendre le soleil…pour une fois, est ce si grave ? Si sur le moment, l’envie de regarder ma collection de carte postale me prend. L’important  c’est ce que l’on ressent sur le moment. J’ai évité l’ordinateur. Tout ça à fait, que j’ai senti mon esprit au repos, et beaucoup plus apte à réfléchir et prendre des décisions . Cela m’a aidé à me remettre à écrire par exemple. Ce dont j’avais besoin. Et dont j’ai encore besoin 🙂 ma phase de transition n’est pas terminée, il y a encore des décisions à prendre. Mais comment les prendre quand on se sent toujours pressé comme un citron ?

Ces heures lentes nous permettent de nous construire, contrairement à ce que l’esprit commun pourrait nous faire penser. Et je parle bien, de prendre le temps, de suivre ses envies, de lire, d’écouter le silence, d’observer le ciel, pas de rester devant la télé des heures durant. Même si ça peut faire du bien de temps en temps aussi, pour relâcher les tensions. Juste se laisser porter.

(Les illustrations de cet article sont d’une créatrice dont j’adore le travail, si vous voulais connaître plus son univers :son blog et sa boutique en ligne )

 

Le changement

Dans cette période tumultueuse où tout nous mène à penser au pire.Je vous prie de garder espoir. Le changement est là même si discret, la révolution est passive, individuelle parfois mais bien présente.

L’autre matin , je me suis réveillée avec la radio, en entendant parler d’un ricain à la houppe manquant de respect à l’OTAN et l’Europe . En découlèrent tout de suite les mots « possible guerre » . En entendant cela, j’avais plutôt envie de rester sous la couette bien évidemment. D’autant qu’en sortant de chez moi , je tombe nez à nez avec des photos et des unes sur les dictateurs de ce monde. Je ne veux pas me voiler la face , bien sûr une part de moi à peur et c’est ce qu’il cherchent. Nous maintenir dans une tension et un mal être constant, afin qu’on ne voit plus  les fleurs pousser en bord du chemin. « Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir » disait H. Matisse.

Pays Coutançais

Crédit photo :Dormance Petit Chat Grain

Lorsqu’on s’informe autrement, lorsque nos yeux regardent ailleurs, alors il est possible de croire à un monde nouveau. Je le sens, je l’observe tous les jours. Nous sommes à un tournant .Plusieurs personnes agissent concrètement au quotidien, par leur emploi, par la transmission d’informations différentes/ positives. Notre génération est celle qui nous succède ne sont pas si paumées, elles sont pleines d’ingéniosité et de talents. Il fallait juste un temps d’incubation , pour digérer ces années de la fin du XXème siècle implicitement sombres. Où la joie commune se résuma à gagner une coupe de foot ball, je l’ai vécu aussi, j’étais enfant. J’étais joyeuse , sans trop savoir pourquoi, emportée par l’effet euphorisant de la masse. Cette joie venait d’une fierté, nous sommes en quête de fierté ( pas de celle nationaliste extrémiste) pour notre société, pour nous même , pour l’humanité, car de plus en plus l’humain déçoit. Mais je vous jure il y a de quoi être fière de belles initiatives respectueuses de l’environnement, qui oeuvrent pour le bien être de tous, pour un nouveau style de vie. Des milliers de petites fourmis qui créent leur chemin de vie, leur entreprise, leur association.

Le monde du travail lui même est en pleine mutation, on nous focalise lourdement sur le chômage. Mais en discutant, en se rendant dans des ateliers, en faisant de nouvelles rencontres on voient bien qu’un nouveau paysage se dessine. Une partie de ces courageux chevaliers des temps modernes a compris que nous ne sommes pas fait que d’une facette, mais de plusieurs. Qu’il est possible de mélanger, d’être flexible, d’inventer, de passer de l’une à l’autre. De plus en plus de personnes veulent être à leur compte, créer leur micro entreprise, ose vendre ce qu’ils font de leurs mains, jonglent entre leurs spécialités. Il est temps de réadapter notre mode de fonctionnement , que les hautes entités acceptent qu’un changement est en place. Que les gens n’attendent plus après les politiciens pour agir , même si c’est difficile, que les subventions baissent. Et oui, il ne faudrait pas qu’on deviennent réellement libres et indépendants. Que la mutation puisse opérer que ce soit dans l’éducation, l’emploi, la manière de consommer, ou  de réfléchir du peuple. Nous sommes forts, ils le savent. Et de belles choses se créent chaque jours, je peux en attester.

Ne perdons pas espoir, cela bouge même si cela se fait doucement. Ne  laissons pas la noirceur prendre le dessus. Car nous avons la possibilité, si vraiment nous le décidons de changer les choses et de basculer l’ordre établit.

Lecture engagée

Bien sûr on peut s’informer par le biais de la télévision ou de la radio. Il y a aussi la presse. Mais il est bon de diversifier ses sources d’information et tenter de ne pas se laisser happer par les mauvaises nouvelles qui noircissent le tableau. En allant par exemple, vers des  magazines avec une popularité moindre mais avec un contenu différent de ce que l’on peut voir partout. Et il y a également les livres ressources.

Je voulais justement vous partager une de mes dernières lectures, qui fait réfléchir , et qui surtout apporte de l’eau au moulin. Un ouvrage positif qui propose des idées concrètes pour améliorer notre société. (je vous prie de m’excuser pour la mauvaise qualité des photos, je ne sais pas comment photographier correctement un livre)

(R) évolutions

(R) évolutions n’a rien de politique, malgré son titre . Par là je veux dire, qu’on n’y lit pas de revendications partisanes. Ils ne vous diront pas pour qui voter. Le livre a été écrit à plusieurs mains, et touche des sujets divers et variés. Comme la médecine, la justice, l’éducation, le système de monnaie locale, etc Une thématique par chapitre et par auteur. Des personnes de terrain qui témoignent souvent de leur expérience ou de leurs recherches. De ce qu’ils ont pu mettre en place et donc en portent des conclusions concrètes reproduisibles à l’infini.

(R)évolutions

J’ai lu un chapitre par matin, afin d’essayer de bien mémoriser les informations. Ce que j’ai apprécié c’est que les chapitres sont courts, et toujours structurés de la même manière. Une introduction sur l’auteur, son témoignage, la mise en action sous forme de cas pratique et à la fin un encadré qui résume les grandes lignes des choses à mettre en place, ce que nous pouvons faire concrètement à notre niveau et des liens pour aller plus loin si on le souhaite. C’est facile d’accès, clairement expliqué.

Bien sûr je vais être franche, avec ma mémoire de poisson rouge même si la plupart des sujets ont fortement fait échos en moi. Je n’ai pas tout imprégné de A à Z. Mais j’ai acquis des connaissances et je sais que je relirai régulièrement certains chapitres pour raviver les éléments clef de telle ou telle thématique.  C’est instructif, accessible quasi pédagogique. Cela donne de l’espoir. Donc je vous recommande grandement cette lecture !

L’avez vous déjà lu ? Si oui qu’en avez vous pensé ? Auriez vous d’autres lectures du même type à me recommander ?