De la nature

Aujourd’hui la lumière est belle. De ces belles lumières d’hiver en Provence que j’affectionne. Le ciel clair et large se voit traversé par quelques morceaux de ouates effilochés. Je vois les branches de  l’arbre sur la place bouger avec énergie. J’imagine combien le vent doit être froid. J’observe cela derrière ma vitre une tasse de tisane non loin de là, dans ma djelaba aux allures art déco, mon uniforme des jours ralentis. Une partie de moi me dit que je devrais sortir, profiter de ces rayons, partir, rejoindre la nature environnante, trouver comme je sais bien le faire l’endroit idéal qui  mêlera calme et bain de soleil hivernal. Pour lire, écrire, ou juste observer, écouter  et me laisser emplir de cette magie ancestrale. Mais pas aujourd’hui, aujourd’hui est un jour silencieux, introspectif mais casanier. Où je me laisse enfin porter par mon rythme interne. Ce rythme qui permet de tirer des conclusions, des leçons. Et me rappelle, -même si j’en avais déjà conscience- en ce début d’année d’une manière forte et évidente,que la nature est essentielle à mon bien être et à mon équilibre .Quasi vitale.

campagne coutançaise

crédit photo :Dormance Petit chat Grain

Avec le temps, j’arrive à définir ce qui me fait du bien, et dont je dois jalonner ma vie pour faire face à ses intempéries. Selon les moments, me faire une journée seule coupée du monde ou  au contraire m’entourer d’amis, me réchauffer de leurs récits et de leurs rires. Voir du « beau », aller au musée, visiter un lieu nouveau, m’extasier face à une façade ancienne ou un tableau ayant traversé les décennies. Etre sur scène. Faire du yoga. Ou encore et surtout aller marcher dans la nature, la campagne, la garrigue, les dunes, quelque soit son aspect .

Etrange fait que celui de ne pas s’écouter intérieurement. On sait ce qui nous fait du bien, mais passer le pas de mettre ses chaussures de marche et d’aller  se perdre dans les arbres et les herbes hautes, paraît parfois si compliqué.Pourquoi ? La fainéantise du bien être, ce petit masochisme du quotidien. Peut être.

Etre dans la nature me ressource, me recentre, me nourrit. Cela relance la machine. Et je suis convaincue, que je devrais à terme me défaire de la vie citadine et de ses facilités, et ne plus me contenter que de ballades par ci par là, ou de weekends dans la maison parentale au milieu des pins et des chênes. Afin que même les heures lentes, je puisse par ma fenêtre n’apercevoir que du végétal. Entendre le chants des oiseaux. Regardant le paysage changer au fil des saisons.Observant avec amusant les facéties félines. S’accorder au tempo des éléments. Afin d’avoir cette vraie sensation de globalité. Je comprends encore mieux pourquoi cela me touche lorsqu’on ne respecte pas l’environnement, mon environnement. Cette partie de moi, cet organe supplémentaire. J’ai parfois du mal à comprendre que cela ne soit pas de même pour tout le monde. Leurs racines sont coupées, car je reste persuadée que ce lien à la terre est primordial pour tous les humains. Nous ne pouvons vivre sans la faune et la flore. Nous sommes intimement reliés à elles.

Asnelles Calvados

Crédit photo : Dormance Petit Chat Grain

Je ne veux plus oublier à quel point cela m’apporte. Je ne veux plus trouver d’ excuses, me laisser happer par quelconque technologie. Je ne veux plus passer à côté de ce qui me nourrit et m’équilibre. En ne le plaçant pas dans mes priorités. Malgré la fatigue chronique qui est ma principale compagne. Je vous souhaite également de trouver ces moments pour vous, ces petits bonheurs qui requinquent. Pour cette année, et celles à venir. Penser à nous est primordial, savoir être égoïste est parfois nécessaire. Nous sommes en plus dans la meilleure période pour ce cocooner , alors profitez en un maximum !

Prenez soin de vous,et n’arrêtez jamais de vous émerveiller de ce qui nous entoure.  🙂 Laissez vous toucher par un rayon de soleil, vous émouvoir par les couleurs du ciel, remplissez vous de toutes ces belles énergies.

 

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3 réflexions sur “De la nature

  1. Très très jolies pensées !
    « Selon les moments, me faire une journée seule coupée du monde ou au contraire m’entourer d’amis, me réchauffer de leurs récits et de leurs rires. Voir du « beau », aller au musée, visiter un lieu nouveau, m’extasier face à une façade ancienne ou un tableau ayant traversé les décennies. Etre sur scène. Faire du yoga. Ou encore et surtout aller marcher dans la nature, la campagne, la garrigue, les dunes, quelque soit son aspect . » je me retrouve tellement dans cela ! J’étouffe si je ne vois pas la mer dans la semaine. J’ai besoin de me nourrir d’art et d’architecture mais je m’émerveille toujours devant la nature qui n’en finit jamais de nous surprendre. Comme tu le dis, et j’y pensais avant de lire ta conclusion, quel bonheur on ne peut plus simple que savourer les rayons du soleil sur sa peau, ou admirer un joli ciel. J’aime marcher en regardant en l’air, pour voir le ciel, et admirer en même temps les rues qui m’entourent. Le soir c’est la même chose, je regarde la lune, les étoiles, avant de rentrer chez moi. Je me suis bcp plu à Caen mais maintenant je ne me verrais plus vivre dans le bruit de la ville … Besoin d’air, besoin d’espace, besoin de calme !

    frenchcaencaen.net

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