Home sweet home

Il y a quelques jours Zelda nous présentait son appartement : ici. L’idée est de s’inviter virtuellement les uns les autres. De mettre en avant des intérieurs qui ne sont pas des copies de catalogue. Des lieux de vie, petits ou grands avec  moult détails et petits défauts, quelques grains de poussières par ci par là, mais surtout la chaleur humaine qui l’emplit, l’histoire des objets qui les peuplent. Selon l’adage « Pour vivre heureux, vivons cachés », j’ai hésité longtemps à participer, même si j’aimais l’idée de ce type d’article.  Puis j’y ai vu le moyen d’en profiter pour continuer à partager avec vous ma manière de consommer, mon rapport au matériel, mon mode de vie, etc. Et le tour sera vite fait, car j’habite dans un studio.

Donc, bienvenus chez moi !

Voici l’entrée.

Sur la porte j’ai mes petits grigris. Un triangle de protection abracadabra que j’ai écrit à la plume et qui me suit depuis ma chambre d’ado. Mon chat « magique » (c’est moi qui lui ai prêté ce pouvoir)  trouvé sur un marché de Noël, fabriqué par un créateur italien. Et une tête de Ganesh, offerte ou plutôt troquée contre des sacs que j’avais cousu, avec un collègue de travail. Sur l’étagère, il y a trois petits détails que j’aime et qui me suivent aussi depuis longtemps. Une bougie de l’église des Baux de Provence. Une illustration que j’avais trouvé à Vannes (Bretagne) qui représente une funambule dont le fil surplombe une galaxie, avec dans ses cheveux une sorte de couronne d’épines. Elle semble forte et pleine d’assurance. Enfin, un élément cher à mon coeur (mais comme tous les objets présents chez moi vous verrez) un panneau qu’avait fait mon grand père maternel où il est écrit: Lou cabanoun d’A. . A l’époque, je ne vivais pas encore dans le Sud, mais en Champagne. Je venais chez mes grands parents pour les vacances. Un été, j’ai eu l’immense joie de trouvé une cabane fabriqué par mon papi, en tissus et en bois. Avec cet écriteau dessus, c’était bien ma petite maison, sans aucun doute !

Un petit tour ; vers la droite.

La salle de bain.

L’affiche « Costumer le pouvoir » je l’ai ramenée de ma visite du Centre National du Costume de Scène à Moulin (Allier). Même si lorsque je m’y suis rendue, l’expo était autour de Shakespeare, c’est cette affiche qui m’a tapé dans l’oeil. Cette image me donne beaucoup de force (elle me fait rêver aussi), et surtout me permet de ne pas oublier ce qui me tient à coeur, le théâtre, la couture, l’histoire et que les femmes sont des êtres puissants. Un peu comme la carte postale présente actuellement sur mon meuble sous le miroir. J’aime m’entourer de petites touches inspirantes, je change régulièrement les cartes postales qui décorent mon studio. Ma boîte à bijoux a aussi un lien sentimentale, elle a été personnalisé par ma mère, lorsque j’étais enfant, avec mes initiales, un décor végétal et des colonnes grecques (car a l’époque j’étais fan de mythologie grecque). Je suis très heureuse d’avoir ce type d’objet maintenant. Au bout, on aperçoit un coquelicot en tissus et une boîte de récup peinte de mes mains. Et a moitié caché, il y a un tube de rouge à lèvres vintage Yves Saint Laurent.

Ma bibliothèque

Vous l’avez souvent vu apparaître sur le blog. Et je vous ai déjà parlé de mon rapport aux livres .C’est le coin le plus chargé de mon petit chez moi…J’ai trouvé ce meuble sur Leboncoin. Tous mes meubles sont d’occasion, sauf l’electro ménager. Mes livres sont rangés selon des catégories qui me sont propres..Je suis de cette génération qui a acheté des cds, donc pour l’instant je les garde, j’ai du mal à m’en défaire. Mes objets slaves, glanés sur les vides greniers et leboncoin. Les Matriochkas à droite sont très anciennes, mon père les a ramené d’un voyage en Russie, du temps où cela s’appelait encore URSS. L’ illustration de Dita Von Tease est d’  Anthony Jean (c’était un beau cadeau surprise) elle détonne un peu avec le reste de ma décoration, mais cela fait référence aussi à une partie de ce qui me plait : le vintage et le burlesque. Deux autres illustrations accompagnent Dita, mais sont plus dénudées et je les verrai mieux dans une chambre. Pour l’instant n’ayant qu’une pièce elles attendent sagement…bientôt j’espère,pouvoir les afficher. A droite,ma colocatrice, Madame de Perleminouze, enfin c’est son nom pour le moment. J’avais demandé à mes amis sur un certain réseau social, des idées de noms…j’en ai tout un tas sous le coude,je verrai à l’usage. Pour l’instant, elle porte le nom d’un personnage de la  pièce « Un mot pour un autre » de Jean Tardieu dans laquelle j’ai joué.

La cuisine:

Mon appartement est un meublé, peu de choses m’appartiennent. Et au final, cela me convient bien. La cuisine est minuscule,  (point qui fait que je compte déménager). La gazinière m’a accompagnée depuis la Normandie. Le frigo, et les meubles de rangement ne m’appartiennent pas.  Le frigo que j’avais dans mon ancien appartement est actuellement prêté à mon oncle. Mais concrètement , je ne vois pas l’intérêt d’en avoir un. A part peut être pour le congélateur. Je mange principalement des fruits et légumes frais que je cuisine rapidement, et que je réapprovisionne très régulièrement, et qui n’ont donc pas besoin d’être conservés au réfrigérateur. Cela m’était vraiment flagrant en Normandie. En Provence, en période estivale, cela est tout de même un peu utile…Je souhaiterais tout de même, trouver une alternative… On voit mon vinaigrier, où je fais mon vinaigre de cidre. Et tous mes bocaux pour le vrac.

Encore un peu vers la droite.

Cette table qui me sert à tout: manger, écrire et coudre….

« Le coin salon » comporte beaucoup d’objets d’occasion. Les valises qui me servent de rangement sont un héritage familial. Ma lampe cône de sécurité vient d’un magasin que j’adorais lorsque j’habitais en Normandie : Tri tout Solidaire. Un équivalent à emmaus. Le reste vient du site leboncoin (oui a un moment j’y passais des heures…) et Troc de l’ile. J’ai recouvert les deux coussins allant avec le canapé de la propriétaire avec un tissus venant d’une de mes anciennes jupes. Et plaid qui n’en est pas un , est en fait une nappe blanc cassé et doré, à laquelle j’ai rajouté des élastiques pour la faire tenir au dossier.

Le coin dodo

Comme le but de cet article est de montrer les choses telles qu’elles sont. J’ai donc laissé quelques affaires à vu. Les sacs qui traînent,sont respectivement des livres et des vêtements que je souhaite donner, troquer… Ici on peut voir deux éléments que j’aime particulièrement et qui ont fait le voyage avec moi à travers la France. Le coffre en bois et le tapis Kandinsky. Encore des trouvailles du boncoin. Je me revois nettoyer le coffre avec du st marc, dans ma petite salle de bain de Coutances, avec mon compagnon de l’époque. Pour retirer la couche de peinture argentée qui le recouvrait. Je suis allée le chercher dans un joli pavillon de la cité administrative de Saint Lô, je ne sais plus si c’était chez le sous préfet, le préfet. En tout cas, c’était un personnage haut gradé ! Je suis contente d’avoir une histoire pour chacun de mes meubles. Malheureusement manquant de place et de rangement. Ma « penderie » est un système dt’attache sur une barre du lit mezzanine.

Quelques détails

Actuellement, je souhaite changer de logement, j’aime ce petit cocon très lumineux ;mais je me sens de plus en plus à l’étroit. Le charme du retour à un mode vie à l’étudiante et le plaisir d’être en plein centre ville s’estompe quelque peu. Mais cela m’a permis de comprendre ce que je voulais, ce dont j’avais besoin ou non. Au départ, je vivais mal le fait de ne pas avoir les quelques meubles que j’avais ramenés de Normandie. Je passais mon temps à regretter le super canapé que j’avais dû y laisser. Cela m’embêtait de devoir faire attention de ne pas abîmer ceux de ma propriétaire, je le voyais plutôt comme une contrainte. Maintenant, je vois les choses différemment. J’apprécie le fait de me sentir légère matériellement. De pouvoir m’envoler facilement pour un autre nid. En gardant l’essentiel, que ce soit d’un point de vue pratique ou sentimental. Je suis même prête à revendre cette bibliothèque pour en racheter une dans mon prochain appartement. Finalement, est ce si important ? Je retrouverai toujours ce type d’ameublement basique d’occasion ailleurs. Il m’arrive encore de rêver devant des grosses pièces en vide grenier, en me disant « aah si j’avais une maison ». Ce qui compte au final, est plutôt que j’ai un lieu où je me sente bien, où j’ai la place de créer, de cuisiner, et pas d’investir dans le dernier meuble IKEA que tout le monde a. D’être entouré de quelques objets qui ont une réelle histoire, le reste est superflu.  Pour moi posséder peut être synonyme d’inquiétude et d’anxiété.Ce qui m’amuse également, est que la valeur de ce qui m’entoure ne se place pas dans ce qui coûte cher. Même mes appareils de  » nouvelles technologies » sont des vieilleries. Les cambrioleurs, n’auraient rien a se mettre sous la dent chez moi. Ce qui me fait un bien fou !

Et vous ? Quel rapport entretenez vous avec les objets et meubles qui habillent votre logement ? 

 

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5 réflexions sur “Home sweet home

  1. Comme toi j’aime les objets qui ont une histoire, ou qui me rappellent quelque chose. Après j’avoue parfois craquer pour des petites choses sur les sites de déco, mais dans l’ensemble c’est aussi beaucoup de choses récupérées, ou arrangées par nous-même. Je rêve aussi d’une petite maison avec un jardin pour plus tard, même si je sais que pour ça je quitterai peut-être Bordeaux.
    Bises 😉

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  2. J’ai beaucoup aimé ce post, et je te remercie de nous avoir invité chez toi. C’est en effet très intime, une maison. Ca reflète beaucoup de nous même.

    Je comprends tout à fait ta relation avec les meubles et les possessions en général. Pour ma part, je suis en plein « tri » depuis 2014. Vers avril de cette année-là, j’étais au plus bas niveau moral, j’avais un travail qui ne me convenait pas et de nombreux problèmes de santé qui empiraient (acné, asthme, douleurs aux pieds…). Je cherchais à tout prix à aller mieux et j’ai acheté un livre qui a changé ma vie « L’art de la simplicité » de Dominique Loreau. C’est d’ailleurs mon livre de chevet, que j’ai relu maintes fois. Depuis, j’épure, je trie, j’investis aussi. Je me débarrasse de toutes possessions « inutiles », « moches »,et de mauvaises qualités…

    Et à pressent, j’ai encore passé un nouveau cap: je m’apprête à trier même mes photos et souvenirs personnels. Je crois que je vais faire des photos avant / après de cet énième tri. J’approche de mon but: moins mais mieux !

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    • Merci ! Je rajoute « l’art de la simplicité » dans mes livres à lire ! C’est vrai qu’on se sent mieux en faisant le vide, d’autant que je viens d’une famille qui niveau déco est plus dans l’accumulation…En tout cas le tri dans les photos et les souvenirs personnels, c’est une sacré étape. Je me laisse encore un peu de temps.

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