J’ai descendu dans le jardin

Comment vas tu ? Comme une vieille bagnole. Répond toujours le paternel.

Hier c’était l’anniversaire de mon papa. Il n’était pas très content de souffler une bougie de plus. Mais pour l’occasion, je voulais vous faire découvrir une de ses oeuvres. Son jardin.

Mon père est de cette génération où l’on fait le maximum soi même. Depuis que nous habitons dans le sud, il s’est évertué à façonner la nature, la travailler, l’alimenter, en fonction de la lune et des saisons. Avec à son coin, un grand compost, enrichi parfois de crottin de cheval ou de chèvre troqué. A l’ombre d’oliviers et d’arbres fruitier. Sans pesticides. Où les fleurs s’amourachent de poireaux pour faire face aux envahisseurs  Au plus grand plaisir de nos papilles. Je suis en admiration devant tout ce que cela représente, j’aimerai avoir la patience de faire de même. Pour l’instant je joue à l’apprentie jardinière parfois, m’y atteler tous les jours serait une autre histoire. Comme il m’ait arrivé de publier des photos de ce potager, voire même d’envoyer de la verveine ou de la mélisse à certaines d’entre vous. Il est bien juste de rendre à César ce qui lui appartient ! Voici donc quelques images au file des saisons de ce jardin magique.

Système D et bricolage. Cette année des serres nouvelle génération faites mains ont même fait leur apparition dans le jardin. Système d’aération ingénieux, mêlé à de la récup’. Petite pousse deviendra grande. On y retrouve tout un camaieu de vert, la chlorophylle par paquet de 10 plein les mirettes. C’est tout tendre et tout joli. On s’en voudrait presque de les croquer sans vergogne.

Que la nature est belle et bonne ! Et que les mains de mon père connaissent dure labeur. Lui qui aime tant la fable du laboureur et ses enfants, « Travaillez, prenez de la peine :
C’est le fonds qui manque le moins. » Malgré les douleurs dans le dos, les genoux ou la hanche, chaque année il s’y remet. Il ne nous reste qu’à déguster et remercier pour toutes ces heures passées. Apprentissage de la valeur de chaque chose. L’autonomie et l’autarcie.

Les jardins je les aime, sous toutes leurs formes. Mais encore plus les potagers. Je suis fascinée par les parcelles partagées en zone urbaine. Un jour peut être réaliserai je enfin mon projet de les photographier. Ces lieux d’échanges, de retour à la terre . Le jardin c’est aussi mon grand père, et son potager où j’aimais picorer tel un oiseau gourmand les « bonbons »: petites fraises, framboises, et autre friandises végétales. Plus tard j’ai eu une passion pour piocher les pommes de terre, c’était comme ouvrir une pochette surprise, je ne savais jamais combien de tubercules j’allais trouver, ni quelles seraient leurs tailles ou leurs formes. J’aimais me réveiller tôt, avant mes cousines et mes grands parents pour aller marcher dans le potager. Et manger avec délice des tomates presque tièdes cueillies sur le pied, saveur gravée dans mon palais. Le jardin c’est aussi celui de Pani Eva en Pologne, ce coin de paradis. Ainsi que des fraisiers et des pieds de tomates cultivés sur un rebords de fenêtre, qui nous faisaient languir. C’est le petit coin de potager, que ma copine Solen avait réussi à faire sortir de terre à la place du gazon, à force de labour et chouchoutage. Ce ne sont que de bons moments. Liés à nos racines profondes et de ce lien immuable qui existe entre la nature et l’homme. Je suis plus qu’admirative, c’est indéniable. Pour tout ceux qui travaillent la terre, en la respectant. Tout ceux qui passent outre l’interdiction de troquer ou réutiliser ses semences. Tout ceux qui perpétuent ce savoir ancestral. De vrais magiciens, normal puisque mon père en est un !

Et vous, quel est votre lien au jardin ? Avez vous un petit coin de potager ? Un souvenir à raconter ?

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2 réflexions sur “J’ai descendu dans le jardin

  1. Alors, moi le jardin c’est lié à mon grand-père, décédé il y a peu. C’était toute sa fierté et petite j’adorais autant que je détestais son jardin: j’aimais manger les tomates jaunes et récupérer tous les escargots pour faire un élevage; mais les réveils à 6h du matin pour s’en occuper, moins. Le pire: cueillir les haricots. Les groseilles, à la limite j’aimais bien, j’en profitais pour en manger (et avoir mal au ventre ensuite… :p). Les haricots crus, en revanche… Hahaha 😀

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    • C’est souvent synonyme de beaux souvenirs je trouve (même si c’est contraignant…d’ailleurs, c’est pour cela que pour l’instant ça me va de jouer à l’apprentie jardinière, seulement quelques weekends par ci par là)

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