Deuxième main

Ce n’est que depuis peu (environ 5 ans) que j’achète principalement des vêtements et des objets d’occasion.J’avais une impression étrange quant à utiliser un objet ayant déjà servi. Comme s’il portait son passé, voire même des souvenirs. Puis j’ai d’abord eu une réflexion liée à mes idéaux :acheter d’occasion joue un rôle écologique. Ensuite d’un point de vue économique, cela peut s’avérer plus intéressant. Sauf si bien sûr, on achète du vintage côté. Enfin cela crée du lien, si l’on passe par exemple par des vides greniers, des sites entre particuliers (voire même des trocs ). Me restait à oser faire le pas, d’investir dans des vêtements de seconde main. Le déclic s’est crée grâce à certaines de mes amies, fan de ce genre d’achat. Je n’avais jamais osé rentrer dans un secours populaire ou une boutique de la croix rouge.Pensant bêtement que cela s’adressait seulement aux personnes déshéritées. Cela encore me mettait mal à l’aise. Mais  j’ai appris que cela était ouvert a tous, et qu’en plus les ventes permettaient de verser des salaires à des personnes en réinsertion. Ces barrières tombant l’une après l’autre, et mon amour du style rétro augmentant petit à petit. Je me suis mise à fureter et chercher les perles dans ces lieux nouveaux pour moi. L’idée n’étant pas -même si c’est difficile- d’acheter sans soif, même si ce n’est pas cher. Sinon ma logique de ralentir ma consommation perdrait de son sens. Actuellement mes achats neufs deviennent vraiment rares, à part bien sûr pour les sous vêtements et les chaussures. J’essaye de n’acheter que quand j’ai un vrai vrai coup de coeur ( ce qui inclut parfois un temps de réflexion) et/ou  alors quand c’est une matière ou une forme trop compliquée à travailler pour la couturière débutante que je suis.

Voici quelques trouvailles de la fibre solidaire rue de la mule noire à Aix en Provence <http://www.lafibresolidaire.fr/ ; plus la robe à pois trouvée dans une caverne d’ali baba se trouvant rue Emeric David à Aix en Provence. (Elle a malheureusement mal supportée le premier lavage à 40 degrés, elle a quelque peu rétrécie)

Minolta DSC

robe pied de poule

jupe que j'appelle

jupe que j’appelle « la jupe vache »

gilet à fleurs

gilet à fleurs

robe a pois (cousue main et d'époque)

robe a pois (cousue main et d’époque)

Avec l’augmentation des importation de produits textiles, fabriqués en Asie pour pas cher. La consommation de vêtement est montée en flèche,  ainsi que la production de déchets qui va avec. Ce sont près de 700 000 tonnes de textiles: habillement, linge de maison et chaussures, qui sont mises au rebut chaque année en France. Sans parler de l’impact écologique de leur fabrication, les quantités d’eau utilisées (et polluées), la toxicité de certaines teintures, leur transport et les conditions de travail des petites mains. Choisir sa manière de s’habiller peut être un acte vraiment militant.

la robe en velours, pour le côté punk

la robe en velours, pour le côté punk

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4 réflexions sur “Deuxième main

  1. Pour l’instant je n’ai acheté que des pantalons pour le travail et des tenues peu élaborées dans une friperie, mais j’avais répété de magnifiques tailleurs, ou des tenues que je ne pourrai jamais m’offrir neuves.
    Du coup, vu que je suis en reconversion professionnelle je vais surement avoir besoin de refaire la totalité de ma garde robe pour mon futur nouveau travail, je pense que j’irai là bas en priorité.

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