Veggie Town

S’il n’y a pas eu d’articles la semaine dernière c’est que je suis partie en vadrouille pendant 6 jours (Paris, Poitiers , Moulins ) . J’ai découvert et vécu plein de belles choses, que je vais maintenant vous partager. En premier lieu, je vais vous partager ce que j’ai pu tester à Paris 🙂

Il y avait Chinatown, et maintenant il y a Veggie town ! à Paris entre le 9ème et 10ème arrondissement, bien curieuse de déguster de nouvelles saveurs, je suis allée trainer mes savates , mon gros sac sur le dos du côté de ce nouveau quartier. Entre la rue Paradis , la rue Faubourg Poissonnière et le boulevard Bonne Nouvelle, vous allez pouvoir trouver de quoi vous mettre  sous la dent, sucré salé, vegan, végétalien, végé-friendly (comprenez que le restaurant/snack n’est pas 100% végéta*ien mais propose des plats qui peuvent leur convenir), ou faire vos courses bio, végétariennes, j’y ai même vu un magasin ne vendant que du sans gluten ! Bref, il y a de quoi faire.

Mais pourquoi de plus en plus de personnes deviennent végétaliennes,vegans, fléxitariens (végétarien à la maison et omnivore quand on est invité) ? Où en tout cas, font attention à leur alimentation et réduisent leur consommation de viande et de poisson. Je vous ai expliqué mon parcours longuement ici et . Voila ce qu’en dit l’Association  Végétarienne de France :

– « Être végétarien est le meilleur moyen pour combattre la souffrance des animaux d’élevage, et permet à chacun de sauver jusqu’à 100 vies par an (par rapport à la consommation moyenne d’un Français) ! » Plus d’1,1 milliard d’animaux abattus par an en France.

-« L’impact écologique de l’alimentation est important. Manger des aliments locaux, non transformés et biologiques, permet de réduire cet impact. Cependant, l’un des choix les plus efficaces est de manger végétarien : dans certains cas, il permet de diviser par 2 « l’empreinte écologique » alimentaire . » L’élevage contribue en partie à l’effet de serre, la déforestation et est gourmand en eau.

-« La recherche a montré que les végétariens sont moins susceptibles de souffrir d’obésité, de maladies cardio-vasculaires, d’hypertension artérielle, de diabète (type 2), d’hypercholestérolémie, de certains cancers (côlon, prostate), de maladies du côlon (diverticulites), de polyarthrite rhumatoïde, d’ostéoporose, de constipation et de calculs biliaires. À quoi l’on peut ajouter une présomption d’effet bénéfique pour le cancer du sein, la fibromyalgie et la dermatite atopique. » Bref c’est bon pour la santé et c’est bon pour le moral, bon bon !

-« Le modèle alimentaire occidental épuise les ressources planétaires au détriment des pays du Sud. Les choix que nous faisons ici restreignent drastiquement ceux des habitants de l’autre hémisphère. Manger végétarien est aussi un acte de solidarité. »

Et la viande étant un aliment chère, cela permet de faire des économies. Sauf si vous vous nourrissez de noix de cajou pour la remplacer 🙂 Revenons en  aux adresses que j’ai essayé.

Laélo rue du Faubourg Poissonnière :

Il faisait chaud,(encore plus dans le restaurant) j’avais beaucoup marché, mais j’ai mangé…chaud. Allez comprendre. J’ai pris un rouleau de printemps aux champignons shitaké (ça c’était froid). Une blanquette de tofu aux morilles, accompagnée de riz à la pistache. Et un veganlatte d’or au curcuma (depuis le temps que j’entends parler de cette boisson). Cela a du me coûter dans les 20 euros. Il y a énormément de choix,des bo bun; des grandes salades, des tartines originales,  leurs pâtisseries ont l’air plus bonnes les unes que les autres beaucoup sans sans gluten, on y trouve aussi de la glace. L’espace pour manger sur place est réduit, donc arrivez tôt. Un quart d’heure après mon arrivée c’était plein de monde, beaucoup prenait à emporter. Je me suis régalé, et j’ai surtout aimé le lait d’or au curcuma. C’est plus une boisson réconfortante d’hiver, mais c’est ultra bon.

 

J’ai pris mon dessert chez Le Tricycle rue du Paradis:

le Tricycle restaurant vegan

J’avais pris une photo de mon dessert mais je l’ai effacé (bravo !) Mais voici ce que donne la déco de la salle à l’étage, c’est lumineux avec deux grandes tables communes  et 3 petites tables plus intimistes. Avec une expo aux murs qui changent régulièrement. Vous pouvez également prendre à emporter. Vous y trouverez, des jus frais, des hot dog végétaliens, et pleins d’autres bonnes choses. Pour ma part j’ai voulu tester la crème d’avocat au chocolat (l’avocat ne se sent pas du tout). C’était surprenant et très bon.

En bref, de bonnes adresses que je vous recommande. J’aimerais bien retourner dans ce quartier pour découvrir d’autres nouveaux mets. Même si le végétarisme peut passer pour un effet de mode pour certains, c’est une mode à laquelle on ne peut rien reprocher à mes yeux. Les dérivés viendraient plutôt du côté mercantile de la force.  Ceux qui profitent de la vague pour vendre tout et n’importe quoi estampillé soi disant bio, vegan etc, à nous d’être vigilants.

Paris se végétalise et cela fait bien plaisir. Pour ma part, j’ai du mal avec les grandes villes. Mais j’ai été ravie de voir les différentes initiatives mises en place, tout en me baladant dans les rues.

 

Pour terminer, je souhaite vous glisser une adresse que j’ai adoré. Qui n’est pas dans la veggie town, mais quartier des Batignoles. Un lieu qui mêle snack et épicerie , le tout : produit localement ! Souvent bio, et ce qu’on peut y manger y est majoritairement végétarien, et même sans gluten. Je suis fan du principe évidement, j’avais envie de tout gouter. Pour les parisiens qui pensaient qu’il serait difficile d’être locavore, rendez vous au Garde manger des Dames, rue des Dames :

 

 

Se soigner au naturel

Il était temps que je vous fasse découvrir ce livre que j’ai reçu à noël ! C’est le printemps, et c’est maintenant qu’il faut profiter des fleurs et feuilles pleines d’énergie pour se faire des remèdes maison.

Remèdes à faire soi même de Claudine Luu

J’avoue que sur ce coup, je me suis laissée influencer par les avis d’autres blogueuses. A force de voir ce livre, il m’a donné envie, d’autant qu’il vient d’une maison d’édition dont j’apprécie souvent les ouvrages. Et j’ai bien fait de le mettre sur ma liste d’envies. Car il est parfait.

Le maître mot de ce livre est pour moi : la simplicité. Simplicité des plantes utilisées, car ce ne sont que des plantes faciles à trouver dans la nature autour de la maison. Simplicité des techniques, ainsi que des ingrédients à ajouter (ou non)  aux plantes. Tout y est très bien expliqué. En premier lieu vous y trouverez les bases à suivre :comment reconnaître une plante, la récolte, le séchage etc. Puis vous pourrez chercher par ordre alphabétique le végétal que vous comptez transformer.

250 remèdes naturels de Claudine Luu

Il y a toujours, une photo en pleine page, qui permet de bien identifier la fleur, l’arbuste ou l’aromate. En face, dans un petit cercle sont résumés les bienfaits. En quelques lignes, nous pouvons apprendre où cela pousse et à quelle saison, ainsi que les parties utilisées. Un peu de botanique et d’histoire , puis c’est parti pour les différentes manières d’utiliser la plante : tisanes, huiles solarisées , teintures mères, baumes et autres merveilles.

Pour ma part, j’ai la chance de pouvoir profiter du potager de mon père, mais aussi de la belle campagne provençale environnante qui foisonne de romarin , de thym (en fleur en ce moment) par exemple.

J’ai pour projet de réaliser donc des remèdes à base de mélisse (le vin digestif, et l’huile solarisée antidouleur) de thym (la crème hydratante) et de souci (la teinture mère cicatrisante) pour commencer. Qui me paraissent facile à fabriquer.  Mais j’ai bien sûr envie de tout tester !

 

Alors, tentés ? Avez vous déjà fait vos propres remèdes naturels ? Racontez moi , ça !

Dansons en Avignon

Comme je le dis souvent, il n’y a pas besoin de partir bien loin pour se couper du quotidien, s’émerveiller devant de nouveaux paysages et façades. Avec mon acolyte Lady Stardust, nous avons décidé d’aller visiter Avignon et ses environs. L’une et l’autre avec des idées de lieux à visiter et de restaurants à tester. Et bien sûr, au gré de nos pas, notre programme s’est modifié. Avec joie, car c’était pour faire de belles découvertes. ( étant partie sans mon appareil photo, je ne me suis servie que de mon téléphone, certaines photos sont donc de moyennes qualités, j’en suis désolée)

Arrivée avant ma copine,une fois descendue du bus, je me suis dirigée vers l’office du Tourisme non loin de là. Il nous fallait bien un plein de la ville, pour jouer aux vraies touristes. Puis je me suis offert – à quelques mètres de là- un jus de fruits frais chez Töst, afin de me donner du peps pour la journée !

Office du Tourisme d'Avignon

Une fois rassemblées, nous voila parties direction  Villeneuve-lez-Avignon. En profitant pour  nous régaler des belles façades anciennes du centre ville. Nous perdant exprès dans les rues afin d’explorer et de nous repérer. C’est comme cela que Lady eut le nez fin, attirée par un petit panneau, nous somme tombées sur le tout petit restaurant-traiteur Subito rue Saint Etienne. Qui  à mon grand plaisir propose quelques plats sans gluten. Des plats inspirés de la cuisine italienne. Ni une , ni deux nous voila dégustant de délicieux petits gâteaux à la crème de marrons (sans gluten).

Le ventre plein et la mine joyeuse, il était temps de prendre le bus pour Villeneuve -lez-Avignon. Point important que nous avons appris ce jour. Même si seulement le Rhône la sépare d’Avignon, cette ville ne fait pas partie du même département, ni de la même académie. Donc sur les horaires de bus pour les périodes scolaires, faites attention, regarder bien si c’est un transport en commun du Gard ou du Vaucluse. Une fois sorties au niveau de la Tour Philippe Le bel, en longeant de belles bastides aux pierres apparentes et couvertes de glycines, il est facile de rejoindre le parc  de Mourges , qui doucement mais sûrement nous fait grimper sur la colline. En plus d’y avoir un belle vue, on y trouve, une chapelle, un théâtre de verdure et d’autres vestiges des temps passés.

 

Par la suite, nous nous sommes perdues encore dans les rues, en prenant plein les yeux à chaque coins et recoins. Pour ma part, j’ai eu un vrai coup de coeur pour Villeneuve. Pour les amoureux de vieilles pierres et d’histoire il y a de quoi faire ! Nous, nous voulions surtout voir l’abbaye et son jardin italien, perchés en haut de la colline faisant face au parc. Un lieu magnifique, d’autant plus en cette saison. Avec un panorama incroyable. J’ai été agréablement surprise concernant l’exposition photos (mais pas que) temporaire sur les écorces y prenant lieu. Je ne pensais pas que cela me plairait autant. Je vous recommande vivement ce lieu.

 

Sur le chemin en allant à l’abbaye, nous avions repéré le restaurant parfait  (enfin pour moi) vegan, bio, local, sans gluten et tout le toutim. Appelé Naturabsolu .Donc nous avons déjeuné là , et quel régal !!! Encore une belle adresse, découverte au hasard.

Il était temps de repartir vers Avignon pour voir bien sûr son fameux pont (qu’il vaut mieux voir d’en haut, plutôt que de payer pour danser dessus), et le Palais des Papes.

 

Et avant de partir, encore par une auguste fortune nous avons découvert la maison Jean Villar , fondateur du festival de théâtre d’Avignon . En tant qu’amatrice de théâtre et de costume j’étais ravie 🙂 Même si les costumes étaient placés en hauteur, et donc difficilement visibles.

 

Une journée bien remplie, retour par la belle Rue de teinturiers pour retrouver notre covoiturage. Je retournerai sûrement sur Avignon pour faire ce que je n’ai finalement pas visité cette fois là comme le musée Voulan. Retourner chez Naturabsolu, et tester d’autre lieux végétariens, ou déguster les célèbres freakshakes par exemple (des milkshakes géants et gourmands).

 

 

 

 

 

Libres livres

J’ai découvert les livres voyageurs il y a presque 10 ans. Je m’en souviens bien, il y avait un salon de thé que j’aimais bien, rue d’Italie à Aix en Provence (qui a fermé depuis) , qui proposait sur une de ses tables tout un tas de livres avec des codes inscrits à l’intérieur…bizarre autant qu’étrange. C’était l’arrivée des book crossing venus des Etats Unis, pour que les livres ne restent pas à prendre la poussière sur les étagères et découvrent le monde autant que nous. Il suffisait de prendre un de ses livres, noter sur le site de référence que nous l’avions et où nous le poserons après lecture.Comme cela on pouvait suivre sa progression, et aussi découvrir de nouveaux lieux qui accueillaient des livres voyageurs. Depuis l’idée a fait des émules, avec un fonctionnement beaucoup plus simple.

https://i2.wp.com/france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/sites/regions_france3/files/assets/images/2015/06/12/livre_voyageur_2.jpg

Il y a la version basique je dirais, mise en place à titre individuel. Je vous en avais parlé il y a quelque temps (ici), car c’est un moyen que j’ai utilisé pour faire du tri dans ma bibliothèque. Vous avez fini un roman, vous ne souhaitez pas le garder. Il suffit de le laisser sur un lieu de passage, dans le métro, un arrêt de bus, etc. avec un petit mot explicatif. Et le livre trouvera un acquéreur curieux.

De plus en plus , des villes ou des associations intègrent dans les paysages urbains des cabanes ou endroits insolites où l’on peut à sa guise, donner ou prendre des ouvrages de passage. Les valeurs transmises par ce seul acte, sont  assez fortes. C’est montrer que lire est à la portée de tous, pour ceux qui croiraient que les bibliothèques ou les libraires ne seraient que pour une élite. Le sortir de son contexte habituel. Par exemple à Marseille ou d’autres plages du Sud de la France. Nous pouvons découvrir chaque été de grands rayonnages, ou des cabines pleins de quoi se cultiver en prenant le soleil. C’est mettre en avant le partage, la gratuité, et expliquer ainsi qu’un autre mode de vie est possible. Cela peut représenter aussi un point de rencontre, de discussions, dans des quartiers peut être un peu tristounets. Créer du lien.

Durant mes différentes escapades je m’amuse à dénicher ces bouquins en partage. J’ai pu ainsi découvrir, que plusieurs bibliothèques proposaient des coins « dons » pour sauver certains de leurs anciens petits protégés du pilon. J’ai pu voir des livres voyageurs en bord de plage normande, d’autres dans un foyer du troisième âge, d’autres encore dans le ventre d’une girafe… Et encore, je n’ai pas tout pris en photo !

 

Comme vous pouvez le voir, le principe est assez simple. Le principal étant de protéger les livres de dégâts éventuels liés aux intempéries ou à des personnes non respectueuses. Ensuite on peut trouver toutes les formes du nichoir au tube géant. Voire même d’anciennes cabines téléphoniques métamorphosées en bibliothèque libre de rue. Vous pouvez vous même être à l’initiative de cela. Bien sûr quand on est raisonnable, le mieux est de demander l’accord à la mairie, étant donné que c’est sur la voie public…Mais bon, qui pourrait être contre une telle proposition 😉 Et puis, il y a un moment où être raisonnable a ses limites 🙂 Surtout quand c’est pour un acte citoyen basé sur la confiance , le don et l’échange.

Seriez vous prêt.e.s à tenter l’expérience ?

 

2 bougies

Au début du mois mon blog a fêté ses 2 ans !  🙂

Youpi !

crédit photo :Laura Sauvage

Deux années remplies en émotions en tous genres personnellement, professionnellement, et le blog a suivi ces fluctuations…

Dormance…mais pourquoi Dormance ? C’est vrai je crois que je ne vous ai jamais expliqué pourquoi mon blog avait ce nom. Tout à commencé par une émission sur la nature sur France inter. J’ai entendu ce terme botanique de dormance. Il qualifie la capacité qu’ont certaines graines en terre à conserver toutes leurs forces, toute leur énergie pendant un temps indéterminé pour germer et s’épanouir quand le moment est le plus propice. J’ai trouvé cette image très belle, nous sommes tous des graines en dormance..attendant le meilleur moment pour nous épanouir et laisser exploser le plus beau de nous même ! Ce mot s’est calé dans un endroit de ma tête. Puis quand je suis partie voyager seule pour la première fois (en Angleterre). Ce titre se répétait dans mon crâne sans cesse « Dormance Petit Chat Grain », pour me débarrasser de cette ritournelle entêtante, je l’ai écrite sur un coin de mon carnet de voyage . Me disant que je verrai bien ce que j’en ferai… Quelque temps après me décidant de me lancer dans la blogosphère , il me paru évident que le nom de mon site serait ce pseudonyme sorti de nulle part .

Même si à la base , je comptais l’intituler « de l’ombre à la lumière » car je comptais y mettre ce qui me permet et m’a permis d’être mieux dans mes baskets au fil des années. Et parce que je me répète souvent que de l’ombre nait la lumière, ou qu’après l’ombre vient toujours la lumière..Mais quand j’ai vu que la majorité des associations de dépressifs de France avaient choisies ses termes, je suis passé à autre chose 🙂 La partie ombre transparait avec le jeu de mot « petit chagrin », mais se réjouit de la vie tel un chat épicurien avec un grain de folie. Et mon blog a pour principal but de planter des graines dans l’esprit de chacun. D’ailleurs pour le lancement de celui ci , j’avais planté 2 romarins pour compenser la pollution générée  ,souvenez vous.

Un des romarins , 2 ans après

Je suis actuellement (encore) en phase de transition dans ma vie, mon inspiration en pâtit, évidement . J’ai commencé ce blog, pour trois raisons : stimuler ma créativité, tenter de faire réfléchir les autres et ainsi porter ma pierre à l’édifice , et surtout m’occuper pour ne plus m’ennuyer dans mon travail. Car à l’époque j’étais standardiste dans un théâtre, cela peut paraître sympathique, mais cet emploi ne m’épanouissait pas du tout. Les spectacles, voir les artistes et surtout l’équipe m’ont permis de tenir 3 ans. Sinon c’était principalement de 9h à 19h plus des soirs et des weekends, de l’ennui ou des périodes de rush intenses, l’agressivité des gens au téléphone et la joie d’être en bas de l’échelle hiérarchique…pour résumer très grossièrement. Après deux craquages nerveux, j’ai décidé de partir. Et je n’ai eu d’autres possibilité que de démissionner en septembre dernier. Je n’avais plus envie d’avoir l’impression de passer à côté de ma vie, comme je me suis toujours fixé comme objectif de vieillir sans être dans les regrets. J’ai dû chercher au plus vite  un nouvel emploi, étant donné que je n’avais pas le droit à des allocations quelles qu’elles soient.  J’ai repris mon ancienne casquette d’animatrice culturelle avec crainte, mais plaisir au final. En enchainant tout ça, avec en plus apprendre un nouveau boulot, faire beaucoup de déplacements (me remettre à conduire…aïe) , et être dans une nouvelle énergie. Ma santé ne m’a pas trop aidé, mon corps était épuisé (et l’est encore un peu), j’ai affronté tout ça malgré tout. Mais ne pouvant prendre un deuxième travail pour avoir un salaire décent , étant trop fatiguée. Je comptais mettre en place une boutique en ligne en parallèle, de ce que je couds. Là encore, cela se fait doucement, je n’ai pas réussi à le faire pour l’instant (le doute n’aidant pas). Je suis de nouveau fâché avec ma machine à coudre, donc ça attendra. Peut être n’est ce pas là mon chemin ?

A côté de ça, je tente d’écrire régulièrement sur un blog collectif féminin nommé Bar Tendre. J’en parle peu, car je n’assume pas encore ce que j’y écrit, je tatonne et peine à trouver mon style. Car ce blog est plus un journal intime ouvert, ce qui n’est pas évident.J’ai repris le yoga. Je me suis engagée aussi dans la création d’un journal des bonnes nouvelles sur Aix en  Provence (actuellement en standby) et ces derniers jours j’apprends et j’aide à la mise en place d’un jardin partagé en permaculture. Je vous avouerais que je préfère marcher dans la nature et jardiner en ce moment plutôt que d’être sur l’ordinateur. Je prends le temps de me remettre à lire, et voir les copains-copines au maximum. Jusqu’à il y a peu, je faisais partie d’une troupe de théâtre. Mais ayant pour objectif de partir voyager, je ne me suis pas engagée sur la prochaine création…Je compte lâcher mon appart, trouver un nouveau lieu de vie, définir si je reste dans la même région etc. Et puis la vie, la vie et ses tristes nouvelles (surtout ces derniers temps), ses soucis et  ses épreuves… peut être rien de grave, la vie quoi , entant que petite hypersensible.

Bref tout ça pour vous expliquer et me justifier (bêtement ?) de mon irrégularité sur le blog, ainsi que de l’avenir incertain de celui ci. Je ne sais vraiment pas le visage qu’il aura dans les semaines à venir et/ou si celui là va perdurer. Car mine de rien tenir un blog prend énormément de temps. Entre avoir les idées, les rédiger (sur un vieil ordi qui rame argh !) les publier, s’occuper des réseaux sociaux, se rendre visible etc etc. Pour un retour parfois minimal. C’est parfois frustrant, voire décevant. Mais toujours autant porteur humainement. J’ai fait de très belles rencontres grâce à ce blog. Grâce ,par exemple, aux « apéro-blogs » (qui sont plutôt des goûters)  organisés dans ma ville, je me suis fait de vraies copines. J’ai parfois le plaisir de voir l’impact de ce que j’écris, comme quand des lectrices/blogueuses me disent qu’elles ont osé voyager seule suite à l’article que j’ai écrit à ce sujet…Cela me rend très heureuse. Je me fais un plaisir de suivre les copines blogueuses que j’affectionne, sans les connaître en chair et en os, mais avec qui j’ai un lien virtuel fort . Ravie de suivre par exemple ma chère Mathilde du blog couture : »Une graine dans mon chapeau » qui va ouvrir une épicerie de vrac avec une amie :l’effet bocal. Échanger des colis surprises avec certaines .Des courriels avec d’autres.

On verra bien ce que cela deviendra…affaire à suivre. Quand je relis ce que j’avais écris pour les 1 ans du blog. Je me rend compte que tout n’est qu’évolution constante (sans blague !? ) , mais que je n’ai pas encore atteint l’objectif de mettre plus de fantaisie et de folie dans ce blog… Peut être emmènerai-je dans mes pérégrinations de quoi vous faire découvrir ce que je vis, tout en restant dans ma thématique.

Tout ça pour vous dire merci cher.e.s lecteurs/lectrices, vous n’êtes pas nombreux , mais fidèles. Cela me touche ❤ Et aussi pour vous montrer ce que j’ai planté pour les 2 ans du blog ! Je voulais une plante mellifère, robuste et autonome..mais il n’y avait pas ce que j’avais en tête à la jardinerie. Et en voyant un bourdon sur cette belle bruyère, j’ai compris que c’est ce qu’il me fallait. Ce n’est pas un végétal du coin, je prends le risque. Je la trouve belle, et elle est symbolique pour moi. elle représente ces lieux chers à mon coeur, que je souhaite arpenter bientôt !

Merci d’être là chères extraordinaires graines en dormance !

Brunch & Troc

L’univers du prêt à porter peut représenter pour certain.e.s une tentation constante. De la mode pas chère, qui renouvelle sans cesse ses stocks pour donner toujours envie. On nous affole avec des soldes, des promos, des offres exceptionnelles,  créant le besoin. Mais derrière cela une face obscure se tapit ( je vous en vais parlé ici avec de magnifiques photos..hum). Pour contrer cette surconsommation, il existe bien des alternatives.

Récemment ma copine et blogueuse Marion à proposé d’organiser chez elle un brunch particulier. Un moment convivial entre copines ,et copines de copine, et ainsi de suite. Autour de bonnes choses à déguster, et surtout de quoi troquer. Le principe est simple vous apportez de quoi grignoter et aussi ce dont vous ne voulez plus, vêtements, bijoux, cosmétiques ou objets.

C’est à ce moment là qu’on comprend à quel point nous accumulons, gardons pour on ne sait quelle raison. Il existe maintenant plusieurs méthodes pour faire du tri chez vous, selon Marie Kondo , Béa Jonhson ou d’autres encore. Nous entendons parler de plus en plus de minimalisme, de garde robe capsule. Tout cela vise le même objectif. Réduire notre consommation et surtout comprendre que nous n’avons pas besoin de beaucoup pour être heureux. Et dans le cas des vêtements nous n’avons pas besoin de beaucoup de pièces, tout est une question d’associations multiples avec quelques éléments basiques. En achetant moins, nous pouvons donc nous permettre de nous offrir des vêtements de petits créateurs, de meilleure qualité, et/ou fait en France dans des matières respectueuses de l’environnement, des employés et de nous même par la même occasion.

 

La question de base est « Ai-je vraiment besoin de ça ? Qu’est ce que cela m’apporte de le posséder/ de l’acheter ? » . Le but n’est pas d’être dans une frustration, mais de comprendre que le plaisir que nous apporte le fait d’acheter un objet est éphémère. Et que nous pouvons trouver ce bien être ailleurs. Face à sa penderie, son placard , il est temps de s’interroger  » Depuis quand n’ai je pas porter ce vêtement ? Ou utiliser cet ustensile ?  » Pour un objet, si nous l’avons en double ou en triple, le tri est facile à faire. Nous pouvons aussi prêter, nos dvd, livres, ou notre machine à raclette dont on ne se sert jamais ou 1 fois l’an. C’est une manière de faire vivre ce que nous possédons, si nous ne sommes pas prêts à nous en séparer. Chaque objet a une histoire, il existe des liens sentimentaux ,c’est donc compliqué de s’en défaire parfois. Le tout est de le faire pas à pas. mais après…quel sentiment de légèreté !

 

Après plusieurs essayages, des rires, de bonnes discussions. Nous sommes reparties chacune avec de nouveaux éléments , nous délestant d’autres. Mais nous avons décidé, que ceux qui n’avait pas trouvé une nouvelle maison. Seraient donné à La fibre solidaire, un association sur le Pays d’Aix  récupérant de « vieux » vêtements qui finissent soit en boutique , soit dans un atelier de couture, le tout permettant la réinsertion et l’apprentissage. Une autre économie peut exister, c’est à nous de la créer !

Alors ? Prêt.e.s à faire le tri et troquer ? Prêt.e.s à organiser cela chez vous, au travail, ou dans votre village ou votre cours d’immeuble ?